samedi 13 août 2011

Le lac de Terre Pleines

C'est le jour de notre rando. Il fait super beau et aucun coin d'ombre de prévu. En effet, nous avons prévu d'aller à un lac, l'objectif semblant beaucoup motivé Liam. Déja fait en 2007, l'aller monte très raide dans les 2 premiers kilomètres, le reste est finalement assez plat.

Pas beaucoup d'arbres.

Une dernière petite ascension pour atteindre le lac, beaucoup moins fréquenté que celui du Lauzanier. Il n'y a pas grand monde autour lorsque nous arrivons pour pique niquer.

Buzz l'éclair avait fait le déplacement.


Comme d'hab je monte en haut de la butte la plus proche (+80m d+) pour avoir une vue panoramique du lac.

Au bord du lac se trouvent Céline et Liam

Là aussi.

Le retour se fait (malheureusement) par le même chemin.

Cabane en ruine

vendredi 12 août 2011

La crête des Cognetons

Finalement le rythme une balade/une course nous convient plutôt bien. Aujourd'hui c'est course, ça tombe bien le soleil est un peu couvert.

Je décide de faire "la Crête des Cognetons", balade que nous avions faite en 2002 mais en marchant. Le livre dit "facile - 2h30- 380m de d+". Je vais en fait me planter de chemin et me rallonger d'un bon kilomètre. J'aurais du mettre 1h00, j'ai mis 1h10.



Le début est peu agréable, il suit la rivière à la descente sur quelques hectomètres. Suit ensuite une montée assez régulière et droite au milieu de la forêt. Le sentier débouche sur la crête et quelques passages assez aériens (voir vidéo). La descente est sympa au début puis elle finit par 2km de route pas franchement enrichissante.





Crête des Cognetons
8.37km
400m d+
1h10mn31s
7.1km/h
139 bpm moy

jeudi 11 août 2011

Canal de Débalens

Nous avions déjà fait 2 fois auparavant Le canal de Débalens,  en 2002 et 2005. Nous savions par conséquent que le début est très difficile car très abrupt, les 510m de dénivelé se situent dès le commencement.

Direction St Paul, un petit village situé à 23km (quand même) de Barcelonnette. A St Paul les radars sont artisanaux.


De loin c'est à s'y méprendre

Le radar en lui même est fait à base de contreplaqué

La montée est difficile, les jambes sont lourdes. Nous arrivons tant bien que mal à la cabane, sommet de notre promenade. Nous pique-niquons tout en parlant à des promeneurs avec un fort accent, visiblement perdus.

La famille Ingalls au grand complet

Futur montagnard ?

Le sentier bifurque ensuite sur la droite et rejoint le départ de l'ancien canal de Débalens. Liam en profite pour faire la sieste.


ZZZZzzzzz

La descente est tout aussi abrupte que la montée et nous sommes contents d'en finir car le soleil est écrasant.



Canal de Débalens
8.26km
510m D+
4h13mn
2.0 km/h
88 bpm moy

mercredi 10 août 2011

La Rata - Torrent du Bourget

Rien de prévu aujourd'hui sinon un petit tour au lac de Jausier pour se rafraichir par une petite baignade. J'en profite donc pour me faire une petite sortie de type trail dans la montagne environnante de notre lieu de location.

La Rata dans un des nombreux bouquins des balades en Ubaye, est une balade considérée comme facile: 2h30 pour des marcheurs lambdas et 425m de d+ .

Je décolle donc de la maison du Bourget [il y a une blague dans cette phrase c'est fait exprès], le chemin est d'abord plat sur 100m, puis rocailleux en montée sur quelques centaines de mètres. Jusque là je cours doucement. Il s'éléve ensuite en lacet à travers la forêt, j'alterne course très lente et marche un peu rapide.

La piste suit le torrent du Bourget pendant toute l'ascension.



Je n'ai vu aucun avion au Bourget


La Rata touille

Il n'y a personne sur ce chemin, et il faut croire que je ne fais pas de bruit ou que j'arrive trop rapidement car 2 biches (?) décampent rapidement au détour d'un lacet.
C'est toujours un réel plaisir de croiser la faune du coin, enfin, tant que ce ne sont pas des loups ou autres patous.

Je débouche sur une grande piste quasiment horizontale, je prends quelques photos du panorama qui s'ouvre sous mes yeux. Malheureusement un peu surexposé.





Je me remets à courir. La descente suit, en lacets elle-aussi, les quadriceps sont soumis à rude épreuve, pas encore vraiment rétablis du dimanche.


Trait zaune (dixit Liam)


Je rejoins la maison, après 52mn de sortie. C'est un bon test pour la suite...

La rata:
6.42km
425 m d+
52mn51
7.3km/h
138 bpm moy

mardi 9 août 2011

Le lac du Lauzanier

Mardi, le trail est dèjà loin (sic!), il faut repasser aux choses sérieuses. Comme nous connaissons bien le coin, le lac du Lauzanier semble être une première balade digne de ce nom: en plein parc du Mercantour, le lac donne un but pour Liam et la vue des marmottes apparait comme inéluctable.

Comme le lac est très fréquenté, il convient de partir assez tôt.

9h51: Départ du parking du col de Larche. Tout le monde est fringant est prêt à en découdre.




Qui l'emportera ? Il se pourrait que ce soit la marmotte, celle qui emballe le chocolat...




La marmotte engraisse à manger les lasagnes des italiens de passage.

ça monte jusqu'au lac, pas grave le retour se fait par le même chemin et donc...ça devrait descendre.


Ho hisse, Ho hisse, ...

Arrivée au lac, pendant que Liam et Céline se dorent la pilule sur le rivage, j'en profite pour faire un aller retour rapide (comprendre: en courant) sur la butte la plus proche pour prendre une photo d'ensemble.


Vue d'ensemble

Nous pique-niquons au bord du lac, les gens ne sont pas encore arrivés, c'est pour l'instant assez calme.
Céline nous engage à manger, c'est elle qui porte le sac à dos, plus nous mangeons moins son sac sera lourd pour le retour. Ce qui est valable pour elle ne l'est pas pour moi: plus Liam mange, plus il sera lourd à porter pour le retour.

Un Liam contemplatif

On y va papa !
Un tour de lac, les gens commencent à arriver par flot entier. Le sentier à la descente se transforme en champs Elysées.

Le lac du Lauzanier:
14.36km
d+ 377m
4h31
3.1 km/h
91 bpm moy

lundi 8 août 2011

Le tour de Faucon de Barcelonnette

Je n'ai pas vraiment de courbature en me levant ce lendemain de trail. Mais il convient d'être raisonnable et de récupérer un peu.

Une petite balade consistant à faire le tour du village où nous résidons, s'impose donc naturellement d'autant qu'il fait beau.

Cette boucle de 5km et 100m de d+ servira de test pour savoir à quelle allure nous marchons, lesté du sac à dos pour Céline et de Liam pour moi.

La petite chapelle jouxtant notre maison

Liam marchera en fait sur 2km, les 2km de descente.


Quelques nuages sur les reliefs, sans plus.

C'est loin d'être un calvaire !

Faucon y aille maintenant.

4km89
d+ 100m
1h36mn06
3.1 km/h

dimanche 7 août 2011

Trail Ubaye Salomon 2011 (23km - 1000m D+)

Déjà fait en 2009 dans sa version 19km pour le même dénivelé, le trail Ubaye Salomon m'a laissé un souvenir impérissable: inscription et participation sur un coup de tête à une course de montagne pour la première fois, plan de course inexistant, j'avance dans l'inconnu. Les difficultés que je rencontre lors de cette course, la météo très clémente, transcendent la beauté du parcours et la vue de ces montagnes que j'adore. La joie de terminer (même dans un temps et classement très médiocres), perclus de crampes en finit de poser pour moi cette course sur un piédestal. Un trail en montagne pour moi c'est possible !

2011, retour à Barcelonnette. Je me renseigne un peu avant: le trail est le 07 août, je suis en vacances le 05 au soir. Ma participation est jouable mais difficile: il faut que je compte sur 2 nuits de sommeil précédentes vraisemblablement médiocres et un trajet de 8h assez éprouvant. Qu'importe, pas de stress, je m'inscrirai sur place.

Le jeudi précédent je me connecte sur le site du trail et là c'est le choc: les inscriptions sont closes. Mon coeur s'emballe. Hip Hop, je téléphone au gentil organisateur: ils ont été débordé par le succès de la course: l'arrêté préfectoral prévoit 1000 inscrits et ils les ont. Mais, parce qu'il y a un "mais" heureusement, mais comme de nombreux inscrits commencent à déclarer forfait, le gentil organisateur m'inscrit par téléphone. Je le remercie chaleureusement et je pousse un grand ouf de soulagement.

Le samedi, arrivée à Barcelonnette, le temps est très médiocre: gris, et un thermomètre qui indique péniblement les 19°c, j'ose espérer qu'il fera meilleur le lendemain. En attendant je fais la queue pour retirer mon dossard. Bon, j'y passe une bonne heure, les bénévoles ne sont pas très nombreux. Pas grave, c'est les vacances, je suis un peu fourbu des 8h de route et de ma nuit de sommeil précédente, mais c'est pas grave et puis le tshirt offert est joli ce qui change des autres courses.

Nuit de samedi au dimanche. Ce n'est pourtant pas la première course que je fais (loin de là) et c'est tout le temps pareil: je dors mal et me réveille tôt. D'autant plus que j'ai entendu la pluie tomber toute la nuit sur les plaques de tôles qui recouvrent la maison dans laquelle nous logeons. Je me suis endormi en me disant en boucle: "pourvu que ça s'arrête, pourvu que ça s'arrête...".

Dimanche matin:

Réveil 6h30, ouverture des volets, verdict: il ne pleut plus (cool !). Mais il fait très gris (pas cool ! ) et pas chaud 15°c (pas cool du tout). J'ai préparé mes affaires la veille, mais là j'ai un gros doute: je prends la veste de pluie ou pas ? et quel temps fait il là haut ? Tant pis: short, Tshirt, casquette et cette fois ci camelbak avec 1.5l de boisson maison.

Arrivée à 8h10 sur la ligne de départ, les gens ont bien répondu présents, malgré les conditions atmosphériques. Le 42km est déjà parti 10 minutes plus tôt, je leur souhaite bon courage, la distance me semble infaisable mais ça me fait rêver quand même, y aurait il un prochain challenge en attente ? Pour le moment je reste concentré et surtout content d'être là. Je connais bien le parcours et je ne pars pas dans l'inconnu. Comme d'hab, je zappe l'échauffement, je sais qu'il y a 5km de faux plat montant où j'aurai largement le temps de me chauffer avant d'attaquer les choses sérieuses.







8h30, le départ est donné, je pars prudemment donc, dans les derniers. Je mets le diesel et je commence à doubler quelques personnes, je bois aussi régulièrement ça peut servir pour la suite. Les 5km se passent bien, comme prévu, à un petit rythme.



9h00, Uvernet et début du vrai dénivelé. Je le sais maintenant: rien ne sert que je cours sur la montée, je perds énormément de temps et le cardio s'emballe vite. Je marche tout de suite donc et je grimpe à un bon rythme: 5km/h. Je suis content de constater que j'ai progressé dans les montées, d'autant que le cardio ne s'emballe pas, je suis même plutôt en train de récupérer. Je double quelques personnes, mais sur cette monotrace en lacets à travers les mélèzes ce n'est pas toujours évident. Certains n'hésitent pas à bousculer dans les rares moments où la pentes ne dépasse pas les 10%.







9h30, il commence à bruiner ou pluvioter alors que nous continuons notre ascension à travers la forêt. Les quelques cailloux et rochers ne sont pas encore trop glissants, la température n'a pas chuté excessivement, ça me rassure quelque peu.






10h00, nous débouchons sur les alpages, là il pleut un peu plus. Nous continuons notre ascension, difficile de se repérer, la brume est assez dense et certains passages semblent irréels et finalement délicats. Il faut parfois faire attention quand même où nous mettons les pieds, surtout que la terre qui constitue la majeure partie du sentier commence à se transformer en boue, ce qui ne manque pas de faire glisser les plus lourds d'entre nous. Certains signalent que nous ne sommes qu'en montée et que la descente risque d'être périlleuse. Aïe.







10h30, j'ai atteint le sommet du parcours, il reste un peu de plat (si on peut appeler ça comme ça, vu que le plat n'existe pas vraiment) sans réel problème et surtout la descente. Le ton est d'ailleurs assez vite donné: ça glisse énormément. La problématique est donc la suivante: comment descendre des pentes de plus de  30% rendues glissantes par la boue ? Certains adoptent la technique peu concluante dite sur les fesses, d'autres se crispent et ne manquent pas de finir par terre aussi. J'en adopte une autre, issue de ma technique (pourrie) de ski de piste, je descends à fond, tout droit en sautillant un maximum (ça c'est pas du ski) et après j'essaie de m'arrêter (pas toujours simple). La technique met du temps à porter ses fruits mais elle marche.


11h00, je double maintenant plein de gens, je dévale plus la pente que je ne la descends. C'est très grisant, trop peut être, je tombe une première fois, je me rattrape sur le poignet. Je décide de faire un peu plus attention mais les jambes commencent à être vraiment dures, c'est très contraignant musculairement.
Je tombe une deuxième fois et cette fois ci pas de la meilleure façon: mon pied dérape et je m'affale sur les fesses, je finis de dévaler la pente dans cette position inconfortable jusqu'à ce qu'un arbre m'arrête. A moitié groggy par le choc (je me suis pris l'arbre en pleine tête), je me relève, secoue la tête (pour remettre les idées en place) et repars. Je double encore des coureurs qui me disent qu'il vaut mieux arriver entier. Certes mais ils ont finalement l'air de tomber plus que moi. L'ouvreur du 42km me passe devant, la vache il court vite aussi celui-là, mais il se vautre aussi finalement.
Je tombe une troisième fois. Pas de mal cette fois ci mais je reste 3s par terre étendu dans la boue à me demander si je vais me relever. J'ai mal partout, j'ai des crampes qui arrivent. Une bénévole me lance " courage: plus que de 2km de boue". Mon cerveau bien embrumé comprend "plus que 2km debout", ah bon ? je vais finir le reste comment ?? En rampant ???

11h15. Je déboule sur le bitume de Barcelonnette, il reste un kilomètre de plat. Personne devant à rattraper, personne derrière. Je ralentis donc et tellement que j'en suis à me demander si ce dernier kilomètre va finir. Ma femme m'envoie mon fils à ma rencontre, je le porte jusqu'à la ligne. Je le dépose. C'est à ce moment que toutes les sensations sont exacerbées et tourbillonnent dans la tête. La joie, l'allégresse, la tristesse, un trop plein d'endorphines qui rendent le moment tour à tour mystique, euphorique, irréel.



11h30. 2h57 après le départ j'en finis avec ce trail. Je n'en peux plus, mon corps est vidé, fourbu. J'ai un gros hématome dans le dos, sur les fesses et une bosse sur la pommette. Quelqu'un à une profonde entaille dans l'avant bras et commence à bien trembler, les bénévoles parlent de l'envoyer à l'hôpital. J'ai l'impression d'être sur un champ de bataille. Je suis couvert de boue de la tête au pied et je me rends compte que c'est maintenant la course la plus difficile que j'ai jamais faite. Et pourtant.... j'aurais bien fait le 42km finalement....

22.54km
d+ 1000m
2h57mn48
7.6 km/h
107/389


samedi 6 août 2011

En voiture Simone

Nous avions décidé de partir à 5h00 du matin en direction de Barcelonnette.C'était sans compter sur Liam dit "le petit excité", pour qui le départ en vacances était le moment propice pour nous servir de réveil à 3h00 du matin...



3h du mat' j'ai des frissons...
 Nous sommes donc partis une heure plus tôt que prévu, durant le trajet de 8h30,  Liam ne dort que d'un oeil et enchaine les dvd: Toy story 3, Toy story 3 et Toy story 3.


Eh oui, je ne dors que d'un oeil !

L'arrivée dans notre lieu de villégiature sans problème, vers 15h.

Nous prenons possession des lieux: La maison est calme, grande et possède un grand jardin ou plutôt champ de quoi s'épanouir quand il fera beau car pour le moment il fait grisouille et à peine 19°C.
J'espère que ça s'arrangera pour le trail demain matin.


Barbecue, grande table, dehors et à l'abri.


Grand jardin ou champ

Vue de la fenêtre
Premier aller retour à Barcelonnette pour faire les courses, retirer mon dossard, et .... boire un coup bien sûr !


Barman ! un jus de banane svp !!


L'église de Barcelonnette