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samedi 7 janvier 2012

Bonne résolution

Voilà une nouvelle année qui commence et déjà certains ont pris de bonnes résolutions.

Mon boulot a décidé de nous couper l'accès à Picassa, ce qui va limiter énormément mes messages sur ce blog.

Je risque d'être moins prolixe dorénavant.

Je tacherai de revenir dès que j'aurais 5 minutes comme je le fais en ce moment.



jeudi 22 décembre 2011

Lettre au Père Noël

Cher Papa Noël,


j'espère avant tout que tu vas bien. Vu ton grand âge, habiter le pôle nord doit être difficile. Heureusement que tu es bien couvert, et puis au moins en rouge, même si c'est pas très tendance, on risque pas de te perdre dans une tempête de neige.
Y a t il des transports en commun où tu habites ? Je te demande ça, car j'ai cru te voir dans le RER l'autre jour, mais finalement je me suis rendu compte que ce n'était pas toi, car il faisait la manche ce Père Noël là.


Maman Noël ne t'ennuie pas trop ? Pas facile à supporter toute la journée j'imagine.


Sinon j'ai une autre petite question: de quoi vis tu ? de lait et de biscuits du 25 décembre ?  J'ai bien vu à la télé que tu avais fais beaucoup de pub, ça doit bien gagner, j'imagine que les cadeaux ne te reviennent pas trop chers, les petits lutins chinois te les fabriquent à la chaîne pour 3 euros. Le Pôle Nord est à l'Euro ? Ben non ! C'est quoi alors la monnaie du Pôle Nord ?

Tu es en quelque sorte un intermittent, c'est cela ? Paies tu tes impôts au Pôle Nord ? Peut être ne fais tu pas de déclaration, tu es peut être considéré comme chômeur, ou retraité...


Vu que j'ai été sage cette année, voici ma liste:


- des jeux vidéos de guerre (j'aime bien ça détend)
- Un flingue (un faux mais si t'en trouves pas tu peux aussi prendre un vrai)
- Une barbie
- Un action man (pour qu'il prenne en otage la Barbie)


Bisous mon Père Noël à moi, et ne cherche pas trop la cheminée, chez moi y en a pas.


Olivier

samedi 17 décembre 2011

La Mouette



Toujours sympa les mouettes. Elles migrent en Ile de France, celle-ci est une parisienne acharnée. Elle fait la snobinarde, ce qui ne l'empêche pas de déféquer n'importe où et de bouffer des ordures... Il faut bien faire des concessions quand on habite Paris et qu'on n'a pas les moyens.

dimanche 4 décembre 2011

C'est seulement un jour différent




Le jour se lève à l'horizon, la bête se réveille et s'étire, ses pattes sont encore ankylosées. Elle n'a plus aucun souvenir de sa nuit mais qu'importe, la journée commence bien: il fait beau le soleil brille terriblement. Pourtant elle n'a pas chaud, ni soif d'ailleurs. Ses sensations sont bien meilleures ce matin, autant elle se sentait mal hier, (ou était ce avant-hier ? le temps s'écoule différemment depuis quelques jours) autant aujourd'hui tout va mieux: plus de douleur et une agréable impression d'avoir rajeuni.


Son coeur s'emballe lorsqu'elle voit apparaître de vieilles connaissances: plusieurs chiens courent dans les herbes folles et les fleurs de toutes les couleurs qui s'étendent à perte de vue. Elle se met en action à son tour, pour aller à leur rencontre. Ses yeux pétillent de joie, elle se met à aboyer, nullement étonnée d'entendre le son de sa voix alors que depuis sa naissance elle n'a pourtant jamais ouvert la gueule.



Elle reconnaît Nougat qui se met aussitôt à lui mordiller les pattes en guise de bonjour, Chloé la doyenne, Otis bien sûr. D'autres lui sont inconnus, il s'agit de Clovis et Rocxy, et pourtant ce sentiment d'avoir toujours vécu ensemble, peut être dû à leur point commun: avoir les mêmes maîtres.


Quelle joie se dit-elle alors qu'ils gambadent tous ensemble, le vent leur fouettant la face, les grisant un peu plus. Rien ne pourra désormais l'empêcher de faire ce qu'elle veut: courir, manger, dormir, jouer. Ses maîtres lui manquent c'est certain, mais ils finiront bien par arriver, dans combien de temps peu importe: ici le temps n'a que peu d'importance.








à Rysis...

mardi 29 novembre 2011

Je suis ton père Liam

J'entendais l'autre jour à la télévision que les égalités hommes/femmes n'étaient toujours pas respectées, et que pour sortir de ce clivage il fallait arrêter d'éduquer les enfants en suivant les stéréotypes que sont les pistolets pour les garçons et les poupées pour les filles. J'en ai pris bonne note, tout en réfléchissant comment j'allais pouvoir faire accepter une poupée à mon fils qui ne jure en ce moment que par la bagarre.

Lors de notre passage à la Fnac dimanche dernier, en jouant des coudes dans la bousculade des courses d'avant Noël, nous croisons une télé. Liam tombe d'abord en arrêt devant Transformers, pour se diriger ensuite vers Star Wars et un combat de sabres laser entre Obiwan et Anakin. Au bout d'un temps certain nous finissons par le décoller de l'écran, en lui promettant de lui mettre à la maison, puisque nous l'avons en dvd.

Durant le trajet, il nous demande si on aime bien Star Wars, je lui dis que j'adore et que sa maman beaucoup moins. Il me répond: "Moi, j'aime bien Star Wars comme papa". Visiblement ce gamin n'est pas encore prêt pour les Barbies.

On s'installe donc devant la télé et Liam vit littéralement le film, il me harcèle de questions sur la généalogie des Skywalker, des Kenobi auxquelles je ne manque pas de répondre. "Tu vas nous en faire un geek" me dit sa maman qui se trouve être ma femme. Sous-entendrait elle que j'en suis un ? Mais ne nous dispersons pas, ceci est un autre débat. Liam me pose ensuite des questions sur les "sables-Laser", je le corrige "des sabres-lasers Liam", "oui, ils font quoi avec leur crabe-Lasers". L'armement du parfait jedi n'est pas encore complètement acquis, mais ça va venir.

Avant l'arrêt du film, il s'empare du plaid qui traîne et se le met sur la tête. ça y est notre fils est un petit Padawan, j'en suis tout ému. Les larmes me montent aux yeux tandis qu'il entre dans les bras de Morphée Yoda, toujours revêtu de son plaid qu'il ne veut plus quitter.

Conclusion toute personnelle: N'en déplaise aux féministes, je pense que les petits garçons auront toujours plus de testostérone et les filles plus d'oestrogène, c'est comme ça, c'est physiologique. Et c'est pas la peine de nous rabâcher qu'il faut donner des poupées aux garçons.

La faute c'est pas moi...

mardi 15 novembre 2011

Publicité

C'est en regardant les pubs à la télévision hier soir que j'ai eu une révélation. J'ai trouvé enfin le produit miracle, celui qui va révolutionner ma vie de tous les jours. Il promet des choses qui vont éclairer mon quotidien d'un grand rayon de soleil.
Beaucoup de personnes vont malheureusement disparaître, par contre la pub n'est pas très explicite sur la manière dont ça va se passer. Comment agit le produit ? Mystère. En tout cas seul le résultat compte: plus de place dans le métro, moins de prises de tête au boulot, plus de voisin pénible, finit le chômage, les guerres et tutti quanti.

Je vais en acheter un paquet dès ce midi, le nom fait un peu fille: Rose Vanish, mais ça doit être du marketing, pour toucher la tranche de population la plus concernée, à savoir la gent féminine.

Cliquez sur "Plus d'infos"

jeudi 10 novembre 2011

Bigorexie

La bigorexie est une conduite addictive liée au sport.

L'article de RUE89 ici

et retranscription ci-dessous:

Bigorexie : le sport crée des junkies presque comme les autres



Une version Lego de la photographie de Norman Potter en 1954 (Balakov/Flickr)



Alain est suivi depuis sept mois par un psychiatre pour soigner sa dépendance. Il a commencé à courir il y a une quinzaine d'année et a fini par ne plus pouvoir s'arrêter.
Que ressentait-il ? Un irrépressible besoin de course quotidien et une véritable sensation de manque lorsqu'il n'était pas assouvi.
« J'enchaînais près de 25 heures de footing par semaine. Et cela me procurait un bien fou. Mais il m'en fallait toujours plus. »
Ce cadre dans une société de télécommunication, âgé de 44 ans, raconte son agenda à l'époque de son addiction.
« J'organisais mon emploi du temps professionnel et familial de façon à me dégager des moments libres pour courir. Le sport dominait mon quotidien. »

Alain n'est pas un cas isolé. Si aucune donnée sur le nombre de personnes « addict » au sport n'existe, de l'avis de nombreux spécialistes, cette dépendance a fait une forte irruption dans les centres d'addictologie depuis le début des années 2000, au même titre que d'autres addictions dites « sans substance », comme les jeux d'argent ou les jeux vidéo.

Une dépendance psychologique

Selon la définition donnée par le Centre d'études et de recherche en psychopathologie de Toulouse (CERPP), l'addiction au sport est :
« Un besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives en vue d'obtenir des gratifications immédiates et ce malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique et sociale. »

Addiction dite « sans substance », la dépendance au sport est loin de pouvoir s'expliquer par la seule libération par le cerveau d'endorphines, sources de bien-être pour l'athlète, comme l'explique le psychiatre Dan Véléa :
« La dimension psychologique de cette dépendance est essentielle. Bien plus importante que sa dimension biochimique. On ne peut pas définir un individu comme “ addict ” en fonction du nombre d'heures qu'il consacre à son sport.

C'est davantage le rapport à l'activité physique en question qui pose problème. Quand faire du sport devient une obsession, il y a dépendance. »

Une pathologie longtemps jugée « positive »

Méconnue, la dépendance au sport a même longtemps été considérée comme une pathologie « positive » par le corps médical. Introduite par le psychiatre américain William Glasser dans les années 70, cette dénomination avait pour objectif de la distinguer des addictions classiques comme la toxicomanie. Dan Véléa :
« C'est une addiction silencieuse, plus difficile à faire reconnaître car davantage acceptée par la société. Pratiquer un sport est valorisé et valorisant.

Or, on sait aujourd'hui que cette dépendance occasionne chez l'individu des souffrances aussi désastreuses qu'une addiction “ classique ”. »
Etat dépressif en cas de sevrage, comportement « jusqu'au-boutiste » occasionnant des blessures graves voire irréversibles, délaissement de la vie familiale et professionnelle conduisant parfois à des divorces et à des pertes d'emploi, les souffrances physiques et psychologiques sont souvent extrêmes, comme le confirme Alain :
« C'est une sorte de tunnel. Vous vous isolez de vos proches sans vraiment vous en rendre compte. Mes heures de courses augmentaient et dans le même temps, j'en consacrais de moins en moins à mes proches, à mon travail.
Le plus difficile, c'était quand je me blessais. J'éprouvais une vraie sensation de manque, je devenais irritable. Lorsque que cette indisponibilité se prolongeait, j'étais en détresse, proche d'un état dépressif. »

Toujours plus fort malgré la douleur

L'addiction conduit surtout ces athlètes à aller toujours plus loin, toujours plus fort malgré la douleur et les blessures, souligne Isabelle Müller, psychiatre au centre d'accompagnement et de prévention pour les sportifs de Bordeaux (CREPS) :
« A force de repousser leurs limites, ils arrivent à une phase d'épuisement total. Une de mes patientes continuait à faire du vélo malgré une fracture au pied...

Ce besoin d'aller encore plus loin en pousse même certains à prendre des risques importants pour leur santé en ayant parfois recours à des produits dopants pour tenir le coup. »
Chez les sportifs professionnels, la prise de conscience survient souvent au moment de la retraite sportive. L'arrêt du jour au lendemain d'une activité physique intense laisse apparaître une véritable dépendance. Pour les sportifs amateurs, ce sont souvent les proches qui donnent le signal d'alarme.

Particulièrement touchés, les sportifs pratiquant une activité d'endurance ou obéissant à des séances d'entraînement très stéréotypées comme le vélo, la course à pied ou le culturisme. Mais la dépendance à l'activité physique touche des profils très hétérogènes : hommes, femmes, sportifs amateurs, sportifs professionnels, de tous les âges, de toutes les classes sociales.

« Ca touche souvent des personnes rigides »

Seule constante, tous cherchent à valoriser leur image à travers le sport. Pratiquer une activité physique avec excès est un moyen pour eux d'augmenter leur estime d'eux-mêmes, de combler un vide affectif et/ou de modifier leur apparence corporelle. Isabelle Müller :
« Cette addiction touche souvent des personnes rigides, perfectionnistes. Elles se surinvestissent dans cette activité, le plus souvent pour faire face à un stress, à une image d'elles-mêmes qui ne les satisfait pas »

L'addiction est ainsi le produit d'une composante sociale très forte. Une réponse, souvent, à la culture de la performance, aux sollicitations compétitives ou aux insatisfactions récurrentes de la vie sociale.
L'athlète recherche sans cesse un idéal de perfection et d'harmonie dans l'espoir d'en tirer une reconnaissance individuelle et sociale. Le sport apparaît dès lors comme une réponse aux différentes anxiétés rencontrées.

Les troubles de l'image jouent un rôle essentiel dans le développement de cette pathologie, dans une société où le poids de l'esthétique est grandissant. Ces troubles les conduisent le plus souvent à éprouver un fort besoin à prendre toujours plus de masse corporelle afin de se façonner une silhouette parfaite. C'est ce que l'on nomme la bigorexie (par opposition à l'anorexie), qui n'est qu'une facette de l'addiction.

Les cas de rechute sont courants

Pour sortir de l'addiction, le travail est souvent long et nécessite des mois, voire parfois même des années, comme le rappelle Isabelle Müller :
« Il est très difficile d'en sortir et les cas de rechute sont courants. Il faut mener un long travail psychologique pour faire prendre conscience aux patients des dommages que cette pathologie occasionne, les rassurer sur leur image, les aider à gérer leur stress autrement. »

Suivi depuis de longs mois par un psychiatre, Alain lui ne court plus ou presque plus, le temps de retrouver un équilibre dans sa vie familiale et professionnelle.
« Les premiers mois ont été très compliqués. Pénibles. Après avoir arrêté, j'ai connu la dépression. Il est difficile de prendre conscience que l'on est bel et bien malade. C'est quelque chose de très dur à accepter. »

Si beaucoup de personnes se voient dans l'obligation d'abandonner à jamais toute pratique sportive afin d'éviter une rechute, Alain espère, quant à lui, parvenir à recourir régulièrement un jour. Mais de façon beaucoup plus mesurée.

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Note de Moi: je trouve l'article particulièrement démesuré bien qu'ayant une part de vérité.

Il court, il court le Furet.

Il court, il court, le furet

Le furet du bois, Mesdames,
Il court, il court, le furet,
Le furet du bois joli.

Il est passé par ici,
Il repassera par là.


Il court, il court, le furet
Le furet du bois, Mesdames,
Il court, il court, le furet,
Le furet du bois joli.


En fait, je l'ai vu et il ne court plus beaucoup, je crois qu'il s'est pris une bagnole...

vendredi 4 novembre 2011

La Profane et l'Illuminé

Dehors il fait frisquet, pourtant un homme se tient là, droit dans son short et Tshirt, il croise les bras sans bouger. Il ne se doute pas qu'à l'intérieur du bâtiment, bien au chaud, deux personnes l'observent.

Elle: regarde comment il est habillé celui là
Lui: normal il va courir
Elle: ah bon ? pourquoi il court pas alors ?
Lui: Parce qu'il attend de capter les satellites, tu vas voir dans 45 secondes il va partir.
Elle, sceptique: hein? à quoi ça sert ?
Lui: à savoir sa vitesse, la distance parcourue.
Elle: Et après il peut le mettre sur internet ?
Lui: oui, il peut faire des moyennes, des sommes... Il peut également connaître, comme je le fais, la distance parcourue par chaque paire de chaussures.
Elle, étonnée: Ah ?? Bientôt faudra un BAC+5 pour pouvoir courir.
Dehors le bonhomme appuie sur quelques touches de sa montre puis se met à courir.
Lui, attristé: C'est pas une obligation, tu peux faire ça à l'ancienne: sans montre, aux sensations et à la fin tu t'allumes une clope pour récupérer.
Elle: Au fait, toi qui t'y connais en nutrition...
Lui: Pas vraiment, mais je m'y intéresse effectivement.
Elle, poursuivant: Pascale m'a dit qu'elle arrêtait de manger du blé et que par conséquent elle ne mangeait que des pâtes complètes, y a moins de blé dans les pâtes complètes ?
Lui, dépité: N'importe quoi !
Elle: tu sais que tu te crées des carences en faisant des régimes comme ça.
Lui: et aller c'est reparti...
Elle: sans compter que ça te coûte beaucoup plus cher d'acheter tout bio.
Lui, dépité: pffff...

La morale: ben y en a pas.

Sinon que c'est pénible de tout le temps devoir (s') expliquer sans pour autant être pris au sérieux.

Le petit Poisson et le Pêcheur


Pêche en Seine


Petit poisson deviendra grand,
Pourvu que Dieu lui prête vie.
Mais le lâcher en attendant,
Je tiens pour moi que c'est folie ;
Car de le rattraper il n'est pas trop certain.
Un Carpeau qui n'était encore que fretin
Fut pris par un Pêcheur au bord d'une rivière.
Tout fait nombre, dit l'homme en voyant son butin ;
Voilà commencement de chère et de festin :
Mettons-le en notre gibecière.
Le pauvre Carpillon lui dit en sa manière :
Que ferez-vous de moi ? je ne saurais fournir
Au plus qu'une demi-bouchée ;
Laissez-moi Carpe devenir :
Je serai par vous repêchée.
Quelque gros Partisan m'achètera bien cher,
Au lieu qu'il vous en faut chercher
Peut-être encor cent de ma taille
Pour faire un plat. Quel plat ? croyez-moi ; rien qui vaille.
- Rien qui vaille ? Eh bien soit, repartit le Pêcheur ;
Poisson, mon bel ami, qui faites le Prêcheur,
Vous irez dans la poêle ; et vous avez beau dire,
Dès ce soir on vous fera frire.

Un tien vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l'auras :
L'un est sûr, l'autre ne l'est pas.


Jean De LA FONTAINE (1621-1695)

jeudi 20 octobre 2011

Faites du sport qu'ils disaient

Cela fait maintenant 3 ans que je fais de la course à pied en plus du ping pong, passant de 2 séances de sport par semaine à 4 (et peut être bientôt 5). Il est peut-être temps de tirer des conclusions sur les bienfaits du sport tant décriés par tous les médecins et consorts.

Avant le sport:
- je mangeais n'importe quoi
- je buvais n'importe quoi
- j'étais d'humeur égale
- mon coeur battait à 65 au repos
- j'étais pas souple
- je trouvais que les marathoniens étaient des fêlés
- je dormais 7h par nuit

Après le sport:
- je mange sain et équilibré, de toute façon le moindre écart se paye cash par des maux de ventre. (Je ne mange plus de gluten, de lait)
- je ne bois quasi plus d'alcool et je bois au moins 2l de flotte par jour, au risque de rouiller.
- si je passe 2 jours sans me dépenser, je tape ma femme si le chien n'est pas là pour pouvoir passer mes nerfs.
- mon coeur bat à 48 au repos, que des fois je me demande même s'il bat encore.
- j'ai mal partout assez souvent
- j'étais pas souple et maintenant c'est...pire.
- j'ai perdu quelques kilos et les gens me demandent si je suis malade.
- je considère que les ultra-traileurs et centbornards sont des fêlés mais que ça fait quand même drôlement envie
- je dors 8h30 par nuit et des fois ça suffit même pas.
- quand je sors des fruits séchés aux compétitions de ping pong et que j'en propose à mes coéquipiers ils me rient au nez
- mes défenses immunitaires sont souvent au plus bas et je chope tous les rhumes et gastro qui passent
- je passe pour un fou et j'ai du mal à expliquer pourquoi c'est bien d'aller courir sous la pluie

Les médecins ont raison: le sport c'est bien. Mais je ne sais pas encore pourquoi.




[Bien sûr tout ceci n'est que de l'ironie. Le sport fait du bien et peut être l'écrirai-je un jour.]

mercredi 19 octobre 2011

Comment appelle-t-on les habitants de ?


Dimanche dernier, en passant à Malassis, j'avais un peu mal aux fesses, du coup je me suis mis debout et j'ai couru.





D'ailleurs je crois que les habitants de Malassis s'appellent des Hémorroïdes.

mardi 18 octobre 2011

Séminaire (VII)

Épilogue

Leur mission réussie, nos héros se retrouvent pour le banquet final. Ici point de sanglier ou de barde chantant. Juste de petites tables sur le trottoir avec un apéro servi à la bonne franquette. Tout le monde est guilleret et célèbre la grande aventure qu'ils ont vécue ensemble dans l'après midi. Le séminaire porte ses fruits dirait-on.

Nous passons ensuite à table, deux grandes tables sont installées et les gens se retrouvent par affinité. En m'installant en dernier, je suis à la même table que Michel avec lequel je passerai la soirée à parler régime et sport, bien qu'il ne fasse ni l'un ni l'autre. Les menus ne sont pas imposés chacun choisit le sien. Le repas est coûteux sans être délicieux pour autant. Les deux tables se différencient par leur descente de bouteilles: pendant qu'une en descend trois l'autre est quasi sobre. A notre table, certaines racontent des histoires (pas très) drôles:

C'est un Togolais et un chinois qui prennent l'apéro:
Le chinois fait "Tchin Tchin" en tendant son verre
Le togolais fait "Togo togo"

Auxquelles certaines vont sourire voire faire semblant de rigoler. La fin de soirée approche, il est 21h30, il faut penser à rentrer chez soi. J'accompagne des collègues sur le trajet du RER B, visiblement Paris by night fait peur à certaines. La partie marche à pied au pas de course jusqu'au métro ne sera pas au goût de tous.
Mes collègues redeviennent des boulets à peu près aussi vite que le carrosse de Cendrillon s'est transformé en citrouille.

L'effet bénéfique du séminaire aura duré 4h, c'est déjà pas mal.



vendredi 14 octobre 2011

Séminaire (VI)

Il est 17h, il fait toujours aussi chaud et nous nous rendons au métro Palais Royal. Pour cela, rien de plus simple, à peine deux rues à traverser. Nous découvrons alors le fameux Kiosque des Noctambules puisque c'est comme cela que s'appelle la bouche de métro place Colette. Réalisé sous la direction de l'artiste Jean-Michel Othoniel, le kiosque est constitué de perles de verre de Murano colorées et enfilées sur une structure en aluminium. Le style prête à controverse, mais nous ne sommes pas là pour cela, nous sommes là pour enfiler des perles.



Car la première étape de l'énigme consiste à mettre des perles de couleurs sur un fil de nylon dans le même sens que ce que nous voyons sur le kiosque. Je laisse mes collègues s'en occuper, je les pense plus calés sur les questions couleurs que moi. Autant parler couleurs avec des non-daltoniens. Il faut ensuite rapprocher la combinaison obtenue de celles fournies par le DAE.
Nous apprenons qu'il faut se rendre auprès d'une colonne dont nous avons la photo. Mais le temps nous manque et Michel préfère que nous soyons en avance (il est ponctuel ce Michel) à notre point de rendez vous. Nous rebroussons chemin au moment où une équipe arrive sur les lieux pour résoudre elle aussi cette énigme.

Comme nous sommes maintenant en avance, nous flânons dans la rue, certains reculant même plus qu'ils n'avancent. 2 Km à pied, c'est ce que le français moyen fait en 5 jours, il ne faudrait pas l'oublier.

Notre petit groupe arrive en premier au rendez vous, rue de Beaujolais (hips!), en face du théâtre Palais Royal.





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Le jugement final


Nous allons à la rencontre de notre archéologue/égyptologue dans le restaurant. Celui-ci nous demande si nous avons des pierres précieuses à lui remettre. Nous lui tendons les 4 cailloux que la dame de la galerie du Louvre nous avait confiés. Il constate bizarrement qu'elles sont oranges.

Les équipes finissent par toutes arriver, nous nous installons sur les chaises du restaurant devant une machine étrange qui clignote posée sur une table. C'est l'heure du verdict, nous allons savoir qui a gagné. Il est attribué un point par énigme résolue et un point par pierre blanche rapportée. Des pierres blanches ?. Les remarques commencent à fuser: "oranges, plutôt". Non Blanches, car les pierres oranges ont été données par des ennemis. Toutes les équipes ayant des pierres oranges ont en fait divulgué des informations capitales, en conséquence il leur sera retirée un point par pierre orange. Dépités, nous entendons alors notre score de 1pt, nous finissons avant dernier avec une seule énigme de résolue, celle de l'église st Roch. L'équipe arrivée première est folle de joie. Dans l'allégresse qui règne, personne ne remarque la dame qui rentre dans le restaurant subrepticement. Lorsqu'elle sort un pistolet et braque l'archéologue, le silence se fait. Puis lorsque l'archéologue prend Marie-Christine, notre secrétaire, comme bouclier humain, tout le monde est mort de rire.
S'en suit un grand moment de théâtre, où l'ennemi veut s'approprier le scarabée retrouvé grâce aux énigmes résolues. Elle finira raide électrocutée au milieu du restaurant par la machine clignotante et Paris sera finalement sauvée (comme vous avez pu le constater depuis).


lundi 10 octobre 2011

Séminaire (V)

C'est bras dessus-bras dessous que nous allons en sprint au Palais du Louvre. Le DAE nous a fourni une photo d'une statue auprès de laquelle il faut se rendre. Nous la trouvons rapidement, c'est la statue de Louis XIV qui trône non loin de la pyramide. Grâce au n°14 nous pouvons nous repérer sur une carte codée. Il faut nous rendre à présent près de la statue de Richelieu. Pas évidente à trouver, il y en a en effet une bonne trentaine qui jonche la façade du Palais. Heureusement la carte nous est d'une aide précieuse.


Un photographe amateur qui se prend pas pour n'importe qui


L'index de Richelieu doit nous montrer quelque chose qui devrait nous éclairer. Nous pensons immédiatement à un lampadaire. Le problème se complique par la suite, nous n'arrivons pas à trouver l'énigme suivante, nous sommes en plus pressés par le temps, ce qui n'arrange rien. Nous tournicotons (tournicotis/tournicotons) dans le coin à la recherche d'un indice. Nous finissons par comprendre qu'il faut trouver une statue, et nous en choisissons une plus par hasard qu'après mûres réflexions.


Richelieu nous montre quelque chose.


Il s'agit ensuite de retirer les lettres constituant le nom de la statue à une série de lettre donnée en pièce jointe. Après il faut trouver un anagramme avec les lettres restantes. Inutile de dire que nous ne trouverons rien, nada, que dalle. Michel finit par trouver un mot qui ne convaincra personne sauf lui-même (il est pas très convaincant ce Michel).

Dépités, nous nous rendons au 4ème lieu qui sera sûrement le dernier étant donné que nous n'avons plus que 20 minutes devant nous.

En avant donc vers l'entrée de la station de métro Palais royal.

jeudi 6 octobre 2011

Séminaire (IV)

La Dream Team a rendez vous maintenant avec un agent du DAE au Carroussel du Louvre. La galerie marchande, construite sous la place du Carroussel est accessible au 99 rue de Rivoli. C'est donc en trottant que nous nous rendons là-bas, tout en lisant les instructions. Un plan est fourni ce qui nous permettra d'aller beaucoup plus vite à la rencontre de notre agent dont nous avons la photo.

Il fait toujours aussi chaud et des auréoles commencent à se former sur le polo de Michel (il transpire ce Michel), pendant qu'il descend les escalators plus en courant qu'en marchant. Le temps n'est pas à la flânerie, nous en sommes tous conscients. Afin de se faire reconnaitre, Danielle portera le badge DAE pour l'occasion. Une dame vient alors vers nous et nous aborde. Nous attendions un agent et c'est une agent qui arrive. Elle se présente, nous explique que notre contact a été retenu et que c'est elle qui le remplace. Bien content que cela se passe de cette façon, elle va pouvoir nous aiguiller beaucoup sur les choses a trouver.
Je lis en même temps à haute voix les instructions:
"l'agent doit vous dire le mot de passe Egypte"
je me tourne vers elle:
"Egypte, alors !" me sort-elle.
Un peu foireux le truc du mot de passe me dis-je.

La pyramide inversée


La dame aux lunettes à la Harry Potter envoie ensuite Michel mesurer la distance entre le socle et la pyramide inversée à l'aide d'une ficelle. Michel s'exécute (il est serviable ce Michel). Pendant ce temps elle nous montre 3 pages dans lesquelles il faut trouver 2 intrus. J'en trouve 2, Danielle un autre. Grace à la distance mesurée par Michel et les intrus trouvées nous avons quelques lettres qui vont permettre de faire un anagramme:
L E G I S E

Les mots commencent à fuser:
"Gleise" dit Frédérique
"seigle" dis-je
"eglise" dit Danielle
"glaise c'est avec un a" interviens-je
"vous êtes sûr ?" me dit l'agente
"ben oui !"
Je me dis que finalement elle n'est pas d'une grande aide cette dame qui a visiblement quelques lacunes en orthographe.

Notre contact nous dit qu'il est temps de nous séparer. Avant de nous quitter, elle nous donne 3 pierres oranges, elle nous dit ne pas savoir à quoi elles servent. Michel en réclame une 4ème, puisque nous sommes 4.
Et c'est tout contents de nous que nous nous éloignons de la galerie commerciale, nos 4 pierres en poche. Nous ne le savons pas encore, mais ces pierres auront effectivement un rôle capital par la suite...

Nous avons été beaucoup plus vite sur cette 2ème énigme mais il ne nous reste plus qu'une heure pour trouver d'autres indices. Nous nous rendons donc vers notre prochain point de chute: La place du Louvre.

Allons y, Let's go, c'est parti les amis !


lundi 3 octobre 2011

Séminaire (III)

On retrouve nos 4 compères qui vont d'un pas décidé vers l'église St Roch. Il est 15h30 et le soleil chauffe fortement l'asphalte parisien. L'air est étouffant dans ces ruelles enclavées.
Notre fine équipe se retrouve bien vite rue St Honoré, aidé il est vrai par la carte que le DAE lui a gentiment joint au dossier.

L'église St Roch est vite identifiée, par sa façade traditionnelle du modèle dit Jésuite, elle dénote parmi les bâtiments qui l'entourent. Comme une tâche historique noyée au milieu des structures modernes anarchiques.

Façade de l'église St Roch
Nous découvrons notre ordre de mission: trouver la Chapelle de la Vierge et sa cloche. Nous entrons donc dans l'église. Danielle de religion judaïque, nous suit également. L'ambiance y est religieux: pas un bruit, pas un son. Nous faisons un premier tour du bâtiment de 126m de long, et nous découvrons sa nef et ses nombreuses chapelles, beaucoup de peintures ornent également les murs. Dans notre envie de bien faire et vite, nous confondons vitesse et précipitation. Nous finissons notre premier tour sans n'avoir rien trouvé. Il faut se rendre à l'évidence: il faut procéder méthodiquement. Nous revenons à l'entrée. Pendant que je déchiffre le plan et que je situe la chapelle de la Vierge, Michel va parler à la dame qui s'occupe de l'accueil. Le ton monte (il parle fort ce Michel).

Nous nous rendons à la chapelle de la Vierge enfin identifiée, plus en trottinant qu'en marchant.
La chapelle mélange les styles baroque et classicisme. Elle est ornée dans sa coupole d'une grande fresque: "Assomption" peinte en 1749.

La chapelle de la Vierge

 L'équipe découvre alors la suite de l'énigme: se rendre devant l'Arche d'Alliance. Ok, donc trouver la chapelle de la Vierge ne nous aura servis à rien sinon visiter l'église.
L'Arche d'Alliance est beaucoup plus facile à trouver, c'est en effet l'attraction number one des lieux, un peu comme le space mountain à Disneyland.




L'Arche d'Alliance est le coffre qui, dans la Bible, contient les tables de la Loi données à Moïse sur le Mont Sinaï. Celle que nous avons devant les yeux n'est évidemment qu'une représentation, c'est même à ce qu'il parait celle qui a servi dans le film de Spielberg: Indiana Jones et les aventuriers de l'Arche perdue.
Il faut maintenant comparer l'Arche que nous avons sous les yeux aux schémas fournis par le DAE. Un fois chose faite nous lisons le nom qui y est associé: Godefroy de Bouillon.
Les instructions sont ensuite laconiques: il nous faut trouver la peinture qui représente le personnage trouvé.

Les esprits s'échauffent, l'excitation monte. Tout désireux que nous sommes de résoudre cette énigme qui fera de nous les sauveteurs de Paris. Avec la discrétion d'un troupeau d'éléphants dans un magasin de porcelaine, nous déambulons dans l'église à la recherche du chevalier en question.
Nous nous sommes séparés pour l'occasion, et après dix bonnes minutes je finis par crier de joie: "c'est bon les gars je l'ai trouvée" en oubliant un peu que nous sommes dans un lieu de culte.

Il faut alors nous munir d'un calque fourni dans notre dossier pour déchiffrer la plaque de marbre noire située sous la peinture. Michel s'excuse auprès des touristes en train de lire calmement cette plaque. Il en va de l'avenir de Paris (il est poli ce Michel).

Le mot clé est Napoléon.

Nous sortons de cette église après plus de 45mn, il va falloir faire plus vite pour les prochaines fois si nous ne voulons pas voir la capitale de la France détruite par les Seths, les Huns ou les Huits.

Vamos muchachos.


vendredi 30 septembre 2011

Séminaire (II)

Aujourd'hui c'est le Jour J, le jour où toutes les petites tensions et discordes entre collègues vont se résoudre. C'est le jour où tout le monde finira par s'embrasser, se congratuler jusqu'à s'en user la salive. C'est journée de la lèche, du cirage de pompe, la journée du séminaire. Mais comme nous ne sommes pas au pays des Bisounours, il est possible aussi qu'elle ne se finisse pas comme cela.

14h rendez-vous devant l'immeuble, il faut d'abord prendre le métro pour se rendre à la station Pyramide.
Nous voilà partis à des rythmes différents, Michel dévale les escalators en courant pour aller attendre l'ascenseur qui le descendra jusqu'au quai (il est bizarre ce Michel). En queue de pelotons suivent les personnes qui font descendre la moyenne de la distance parcourue par les Français chaque jour à 400m.

A 14h le métro est loin d'être bondé, mes collègues et moi sommes disséminés de droite et de gauche. On nous fera comprendre bien rapidement qu'une journée cohésion d'équipe est faite pour que les gens se rapprochent. Nous nous collons donc les uns aux autres, dommage il fait 30°c dehors en cette fin septembre, c'était l'occasion de respirer un peu.

Sortie du métro à Pyramide, Michel gravit les escalators 2 par 2. Je le rejoins doucement en haut où il tente de retrouver sa respiration (il est rigolo ce Michel). Après quelques hésitations nous finissons par trouver le lieu de rendez vous, tout à côté du théâtre du Palais Royal où se joue la pièce de Baffie. Mais ça on s'en fout. Quoique.

Notre contact se présente, il est archéologue spécialisé dans l'histoire égyptienne, cheveux courts petite barbe, il est habillé à la Indiana Jones (sans le chapeau et le fouet quand même, faut pas exagérer). Il nous parle dans une galerie du Palais Royal, nous expliquant l'histoire des pharaons, certaines posent des questions, auxquelles il ne manque pas de répondre.



Nous nous installons ensuite dans le restaurant en face, à l'aide d'un projecteur et d'un homme qu'il nous présente comme étant Monsieur Rivette, son aide, il nous conte alors des histoires de scarabée, d'Egyptiens et de Seth. Il nous questionne sur Champollion et l'utilité de la pierre de Rosette, je ne manque pas de répondre.

Arrive le moment où il nous dit faire partie du DAE (Département des Affaires Extraordinaires), que Paris est en danger et qu'il faut la sauver. Pour se faire nous constituons des équipes de 4, je me retrouve avec Michel (il est joueur ce Michel). Le but du jeu étant de déchiffrer des énigmes sur 7 lieux dans le quartier du Louvre, ces énigmes nous permettrons de découvrir l'endroit où a été caché le fameux scarabée.

Nous avons 2h15 pour faire tout ça, ça nous parait d'emblée difficile. Nous partons donc vers notre première étape l'église st Roch, à travers les jardins du Palais Royal. Michel ouvre la marche, l'allure droite et le bidon en avant (il est costaud ce Michel).

jeudi 29 septembre 2011

Séminaire (I)

Séminaire: Nom masculin, Groupe de Travail.

S'il y a bien une chose que j'ai apprise depuis les 10 ans que je suis dans cette grande entreprise, c'est qu'un séminaire ça ne se refuse pas. Quoiqu'on dise, quelque soit la raison, on ne peut y échapper. C'est comme ça, il y a des choses inéluctables comme le soleil qui se lève le matin, la pluie en Bretagne ou la tartine qui tombe du côté confiture. Partant de ce postulat, rien ne sert de se décarcasser à trouver des excuses plus ou moins farfelues.

L'activité proposée servant à la cohésion de l'équipe, il convient de bien choisir. La personne a qui appartient ce choix doit prendre en considération le fait que l'équipe en elle-même n'a aucun point commun: constituée par des hommes, des femmes, d'âges différents, de conditions physiques et sociales diverses et variées. Cette mission étant tout bonnement impossible, le décideur s'en rend à la décision la plus simple: choisir d'après ses propres goûts sans trop se préoccuper de ceux des autres. Technique dites: "jamais si bien servi que par soi-même".

Depuis la nuit des temps, ce grand manitou a toujours été une femme d'âge mûr, qui nous a pondus des séminaires Thalasso, cuisine, théatre, Lido qui heureusement plaît à la majorité sans pour autant exciter la minorité dont je fais partie. Cette année la tâche incombe à un homme jeune, je suis plutôt confiant sur l'activité choisie et je vois avec joie s'éloigner les ateliers patchworks, couture et mas cramé.

L'organisateur a décidé de ne pas nous dire tout de suite l'activité en question, il préfère nous laisser mariner en nous envoyant 3 indices à quelques jours d'intervalle. Nous finissons par en savoir un peu plus le jour précédent: il s'agira d'un jeu de piste dans le quartier du Louvre.
Voilà une idée originale, je ne pensais pas que nous pourrions aller si loin du côté sportif. J'en viens a rêver d'un séminaire kart, foot, ou course à pied où pour une fois je ne passerai pas pour le rabat-joie de service.

mercredi 28 septembre 2011

Accompagnatrice de course

Parce que c'est un boulot à part entière, je mets ici le lien vers le blog de Valérie qui a fait toute une étude sur le principe d'accompagnatrice. Racontée avec humour, ce texte ressemblera pour certain(e)s à de la science-fiction. Je vous engage à le lire néanmoins même si c'est assez long.

http://valerie.ufoot.org/2011/accompagnateur?lang=fr