Affichage des articles dont le libellé est CR Course. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CR Course. Afficher tous les articles

dimanche 25 septembre 2011

La virée des 2 bois 2011

Cette année c'est la bonne, je vais enfin faire la course de ma ville (enfin !  ma ville de coeur puisque j'habite Palaiseau). La virée des 2 bois ayant lieu tous les ans le même jour que le Paris Versailles, il faut choisir, et cette année je fais l'impasse sur cette dernière.

Je constate sur internet que le prix est vraiment très bas: 7€ pour 17km et même pas de supplément en cas d'inscription sur place, à ce prix c'est donné. Du coup, craignant une gastro ou autre maladie/blessure de dernière minute, je décide de m'inscrire au dernier moment.

Pas besoin de se lever à 5h00 du mat', un bon 7h15 suffit. J'avale mon petit déj' à 7h30. Sûrement pas assez tôt car sur la première boucle je le sens encore dans l'estomac. A 8h15 je pars pour le gymnase et à 8h35 je suis inscrit.

Il fait beau, un temps idéal pour courir. Cette fois ci je cours sans téléphone et appareil photo, j'ai déjà plein de photos du bois de Gelles, ça suffit, pas la peine de s'alourdir. J'ai pris 1l de boisson dans mon camel bak et c'est tout. Un petit tour de stade pour rigoler, ça fait longtemps que je n'ai pas couru autour de ce stade, ça me rappelle quand j'étais au collège.

J'aperçois Le ch'ti qui est venu faire sa 2ème course, il s'aligne sur le 8km. Nous tapons la discut' en attendant le départ.

Vers les 9h et après le petit laïus de Monsieur le Maire, c'est le top départ au coup de feu imaginaire d'un pistolet qui ne fonctionne pas.


Photo: Ponpon

La course commence par un tour de stade, mais comme je connais plutôt bien le coin je pars beaucoup trop vite et dès la première côte je suis dans le rouge. Je suis obligé de ralentir pour pouvoir mieux reprendre le rythme sur le haut du parcours. Je double quelques personnes mais pas beaucoup, je me dis que dans les gens qui me précèdent il doit y avoir des 9km. Et puis de toute façon je n'ai aucune idée du nombre de personnes qui font cette course, je ne me suis pas retourné une seule fois pour voir s'il y avait des coureurs derrière...


Photo: Ponpon

Bref, première côte donc (celle du bois de Gelles) puis long plat, puis grande descente à fond la caisse dans le bois Persan. Quelques problèmes de petit déjeuner qui remonte, je me vois déjà en train de vomir sur le bord du chemin. Alors je bois un peu de la boisson de mon camel bak, espérant faire partir cette petite nausée. Je suis un groupe de 3 coureurs dont 1 féminine (la première d'ailleurs apprendrai je plus tard) qui finira par craquer un peu dans la 2ème montée du bois Persan. Je les double donc. Retour sur le plateau de Courtaboeuf et descente vers le gymnase.


Photo: Alice

Photo: Alice


Là je croise déjà les premiers qui commencent leur second tour.  A l'entrée du stade ma femme et mon fils m'encourage, ça redonne la patate. Je finis le tour de stade et j'entame mon deuxième tour, re-encouragements !


Longue attente du papa coureur

Il est là ! (c'est pas moi en fait)

Et c'est reparti pour un tour

Je n'ai pas vu grand monde s'arrêter pour le 9km, il ne devait pas y avoir grand monde finalement pour cette distance. Je n'ai plus la nausée, le deuxième tour s'annonce sous de meilleurs auspices.

La partie entre le stade et l'entrée du bois est assez technique puisqu'il faut éviter les coureurs qui arrivent en face. Mais j'arrive à négocier. Je fais le yo-yo avec un coureur jusqu'aux premiers escaliers, là je passe irrémédiablement devant, peut être a t il été surpris par ceux-ci. Sur le plateau je croise Le Ch'ti qui est encore à quelques kilomètres de finir son 9km. A l'entrée du bois Persan je rejoins un groupe de coureurs que je réussis à doubler un par un même si ça va me prendre toute la fin de course.

Le sprint final

Un seul résiste jusqu'au bout, je l'oblige à sprinter dans la dernière ligne droite mais il reste devant, malgré les encouragements de mes parents qui viennent de rejoindre ma femme et mon fils.

Il est 10h40 et déjà il faut penser à aller au déjeuner surprise organisé pour les 40ans de Philippe à midi pétante. Avant il va falloir se doucher et penser à faire redescendre ce coeur qui est monté à 181 (new world record pour moi) dans le sprint final.

Quelques chiffres:
17.79 km
1h31mn27s
11.7km/h
165 bpm  moy (90% FCM)
21/94




dimanche 7 août 2011

Trail Ubaye Salomon 2011 (23km - 1000m D+)

Déjà fait en 2009 dans sa version 19km pour le même dénivelé, le trail Ubaye Salomon m'a laissé un souvenir impérissable: inscription et participation sur un coup de tête à une course de montagne pour la première fois, plan de course inexistant, j'avance dans l'inconnu. Les difficultés que je rencontre lors de cette course, la météo très clémente, transcendent la beauté du parcours et la vue de ces montagnes que j'adore. La joie de terminer (même dans un temps et classement très médiocres), perclus de crampes en finit de poser pour moi cette course sur un piédestal. Un trail en montagne pour moi c'est possible !

2011, retour à Barcelonnette. Je me renseigne un peu avant: le trail est le 07 août, je suis en vacances le 05 au soir. Ma participation est jouable mais difficile: il faut que je compte sur 2 nuits de sommeil précédentes vraisemblablement médiocres et un trajet de 8h assez éprouvant. Qu'importe, pas de stress, je m'inscrirai sur place.

Le jeudi précédent je me connecte sur le site du trail et là c'est le choc: les inscriptions sont closes. Mon coeur s'emballe. Hip Hop, je téléphone au gentil organisateur: ils ont été débordé par le succès de la course: l'arrêté préfectoral prévoit 1000 inscrits et ils les ont. Mais, parce qu'il y a un "mais" heureusement, mais comme de nombreux inscrits commencent à déclarer forfait, le gentil organisateur m'inscrit par téléphone. Je le remercie chaleureusement et je pousse un grand ouf de soulagement.

Le samedi, arrivée à Barcelonnette, le temps est très médiocre: gris, et un thermomètre qui indique péniblement les 19°c, j'ose espérer qu'il fera meilleur le lendemain. En attendant je fais la queue pour retirer mon dossard. Bon, j'y passe une bonne heure, les bénévoles ne sont pas très nombreux. Pas grave, c'est les vacances, je suis un peu fourbu des 8h de route et de ma nuit de sommeil précédente, mais c'est pas grave et puis le tshirt offert est joli ce qui change des autres courses.

Nuit de samedi au dimanche. Ce n'est pourtant pas la première course que je fais (loin de là) et c'est tout le temps pareil: je dors mal et me réveille tôt. D'autant plus que j'ai entendu la pluie tomber toute la nuit sur les plaques de tôles qui recouvrent la maison dans laquelle nous logeons. Je me suis endormi en me disant en boucle: "pourvu que ça s'arrête, pourvu que ça s'arrête...".

Dimanche matin:

Réveil 6h30, ouverture des volets, verdict: il ne pleut plus (cool !). Mais il fait très gris (pas cool ! ) et pas chaud 15°c (pas cool du tout). J'ai préparé mes affaires la veille, mais là j'ai un gros doute: je prends la veste de pluie ou pas ? et quel temps fait il là haut ? Tant pis: short, Tshirt, casquette et cette fois ci camelbak avec 1.5l de boisson maison.

Arrivée à 8h10 sur la ligne de départ, les gens ont bien répondu présents, malgré les conditions atmosphériques. Le 42km est déjà parti 10 minutes plus tôt, je leur souhaite bon courage, la distance me semble infaisable mais ça me fait rêver quand même, y aurait il un prochain challenge en attente ? Pour le moment je reste concentré et surtout content d'être là. Je connais bien le parcours et je ne pars pas dans l'inconnu. Comme d'hab, je zappe l'échauffement, je sais qu'il y a 5km de faux plat montant où j'aurai largement le temps de me chauffer avant d'attaquer les choses sérieuses.







8h30, le départ est donné, je pars prudemment donc, dans les derniers. Je mets le diesel et je commence à doubler quelques personnes, je bois aussi régulièrement ça peut servir pour la suite. Les 5km se passent bien, comme prévu, à un petit rythme.



9h00, Uvernet et début du vrai dénivelé. Je le sais maintenant: rien ne sert que je cours sur la montée, je perds énormément de temps et le cardio s'emballe vite. Je marche tout de suite donc et je grimpe à un bon rythme: 5km/h. Je suis content de constater que j'ai progressé dans les montées, d'autant que le cardio ne s'emballe pas, je suis même plutôt en train de récupérer. Je double quelques personnes, mais sur cette monotrace en lacets à travers les mélèzes ce n'est pas toujours évident. Certains n'hésitent pas à bousculer dans les rares moments où la pentes ne dépasse pas les 10%.







9h30, il commence à bruiner ou pluvioter alors que nous continuons notre ascension à travers la forêt. Les quelques cailloux et rochers ne sont pas encore trop glissants, la température n'a pas chuté excessivement, ça me rassure quelque peu.






10h00, nous débouchons sur les alpages, là il pleut un peu plus. Nous continuons notre ascension, difficile de se repérer, la brume est assez dense et certains passages semblent irréels et finalement délicats. Il faut parfois faire attention quand même où nous mettons les pieds, surtout que la terre qui constitue la majeure partie du sentier commence à se transformer en boue, ce qui ne manque pas de faire glisser les plus lourds d'entre nous. Certains signalent que nous ne sommes qu'en montée et que la descente risque d'être périlleuse. Aïe.







10h30, j'ai atteint le sommet du parcours, il reste un peu de plat (si on peut appeler ça comme ça, vu que le plat n'existe pas vraiment) sans réel problème et surtout la descente. Le ton est d'ailleurs assez vite donné: ça glisse énormément. La problématique est donc la suivante: comment descendre des pentes de plus de  30% rendues glissantes par la boue ? Certains adoptent la technique peu concluante dite sur les fesses, d'autres se crispent et ne manquent pas de finir par terre aussi. J'en adopte une autre, issue de ma technique (pourrie) de ski de piste, je descends à fond, tout droit en sautillant un maximum (ça c'est pas du ski) et après j'essaie de m'arrêter (pas toujours simple). La technique met du temps à porter ses fruits mais elle marche.


11h00, je double maintenant plein de gens, je dévale plus la pente que je ne la descends. C'est très grisant, trop peut être, je tombe une première fois, je me rattrape sur le poignet. Je décide de faire un peu plus attention mais les jambes commencent à être vraiment dures, c'est très contraignant musculairement.
Je tombe une deuxième fois et cette fois ci pas de la meilleure façon: mon pied dérape et je m'affale sur les fesses, je finis de dévaler la pente dans cette position inconfortable jusqu'à ce qu'un arbre m'arrête. A moitié groggy par le choc (je me suis pris l'arbre en pleine tête), je me relève, secoue la tête (pour remettre les idées en place) et repars. Je double encore des coureurs qui me disent qu'il vaut mieux arriver entier. Certes mais ils ont finalement l'air de tomber plus que moi. L'ouvreur du 42km me passe devant, la vache il court vite aussi celui-là, mais il se vautre aussi finalement.
Je tombe une troisième fois. Pas de mal cette fois ci mais je reste 3s par terre étendu dans la boue à me demander si je vais me relever. J'ai mal partout, j'ai des crampes qui arrivent. Une bénévole me lance " courage: plus que de 2km de boue". Mon cerveau bien embrumé comprend "plus que 2km debout", ah bon ? je vais finir le reste comment ?? En rampant ???

11h15. Je déboule sur le bitume de Barcelonnette, il reste un kilomètre de plat. Personne devant à rattraper, personne derrière. Je ralentis donc et tellement que j'en suis à me demander si ce dernier kilomètre va finir. Ma femme m'envoie mon fils à ma rencontre, je le porte jusqu'à la ligne. Je le dépose. C'est à ce moment que toutes les sensations sont exacerbées et tourbillonnent dans la tête. La joie, l'allégresse, la tristesse, un trop plein d'endorphines qui rendent le moment tour à tour mystique, euphorique, irréel.



11h30. 2h57 après le départ j'en finis avec ce trail. Je n'en peux plus, mon corps est vidé, fourbu. J'ai un gros hématome dans le dos, sur les fesses et une bosse sur la pommette. Quelqu'un à une profonde entaille dans l'avant bras et commence à bien trembler, les bénévoles parlent de l'envoyer à l'hôpital. J'ai l'impression d'être sur un champ de bataille. Je suis couvert de boue de la tête au pied et je me rends compte que c'est maintenant la course la plus difficile que j'ai jamais faite. Et pourtant.... j'aurais bien fait le 42km finalement....

22.54km
d+ 1000m
2h57mn48
7.6 km/h
107/389


dimanche 26 juin 2011

Semaine du 20 au 26 juin: La Montatou

Une semaine sportive relativement calme.

Mardi: Tour habituel

6km
36mn56
9.7km/h
125 bpm moy (68%)

Trés doucement, j'ai les jambes très lourdes. J'écourte d'ailleurs le parcours.


Vendredi: Tour habituel avec mes nouvelles asics running. ça tire un peu sur les jambes mais rien de bien embêtant, il faut que les chaussures se fassent.

6.46km
35mn47
10.8km/h
135 bpm moy (74%)

Finalement les asics me donnent des ailes et je cours plus vite que prévu.

Dimanche: LA MONTATOU.

Après m'être posé la question toute la semaine: je la fais, je la fais pas et quelle distance: 12.5 ? 21 ? et puis il va faire chaud...
Samedi je suis enfin décidé: comme tous les week-end j'ai des fourmis dans les jambes et 12km ne suffiront pas. Donc ce sera la Montatou et en 21km et puis c'est tout. Mais très très doucement.

Je prépare de la boisson la veille puisqu'il devrait faire plus de 30°c, le piège sera forcément la déshydratation.

Pas de raison de mettre de réveil, j'ai bien compris qu'il ne servait à rien le jour des course. ça ne loupe pas: je me réveille de moi même vers les 5 heures, avec ce mal de bide propre aux avant compétition. J'adore.

8h je suis prêt à partir pour Boutigny, mon fils n'est toujours pas réveillé, je pars sans lui dire au revoir (ou bonjour), sniff.

Ce qui est bien le dimanche matin, c'est qu'il n'y a pas grand monde sur la route. J'arrive à Boutigny à 8h55, en plus c'est très bien géré: un organisateur me trouve une place relativement près du gymnase.
Premier aller-retour aux inscriptions, il faut bien payé et chercher un dossard. C'est chose faite auprès des gentilles dames de l'accueil, Caro me file ces 2 dernières épingles.

Retour voiture, accrochage dossard, je prends mon Camelbak rempli d'1.5 l de boisson maison. Et je me siffle 50cl de st Yorre. Retour gymnase pour arrêt pipi et départ.

J'arrive sur la ligne à la dernière minute et comme je vais y aller calmement je vais prendre quelques photos.


Starting block


Le top départ est donné, je n'ai pas suivi toutes les consignes. J'ai juste compris que le balisage jaune était pour les 12km et le orange pour les 21km. Cool, 2 couleurs que j'arrive à différencier, ça change du vert et du rouge que mon cerveau de daltonien a du mal a assimiler.


...et c'est parti mon kiki.

Nous faisons 200m et déjà c'est l'embouteillage.


Départ des juilletistes en avance

J'entends des montres biper au bout du premier kilomètre, je regarde la mienne et m'aperçois que je ne l'ai pas mise en route. Il va me manquer 1km, il faudra que je les rajoute.
Je contrôle les pulsations parce que je me sens vraiment bien: 150. Zut, c'est déjà trop rapide. Au bout de 2km je décide d'arrêter de me fixer sur ces pulsations, tant pis je la fais rapide, je ne sais décidément pas faire une course doucement.

Après quelques montées et descentes en sous bois, nous nous retrouvons dans les champs et le soleil commence à taper, il n'est pourtant même pas 10h.





Nous croisons un organisateur qui nous dit qu'il fait déjà 24°c, heureusement une large partie du parcours se fera en sous bois. Je bois beaucoup mais je me sens bien, je double pas mal de personnes. Un coureur profite de la Montatou pour la faire en fractionné: un coup il me double en trombe, un coup je le double parce qu'il est à l'arrêt et ce quasi jusqu'au bout.

Au 13ème kilomètre, je mets un coup d'accélérateur dans le sable de la forêt de Milly où beaucoup piétinent.

Les ravitos sont nombreux, je ne m'y arrête que pour me verser un verre d'eau sur la figure. Mais visiblement leur nombre ne suffisent pas, il fait décidément trop chaud et beaucoup ont l'air d'en souffrir.


Mes photos sont de plus en plus floues


ça monte un peu mais c'est pas excessif. Arrive le rocher de Chatillon, heureusement que les bénévoles nous aident à l'escalader, parce que je crois que j'y serais encore.



La montée du 20ème kilomètre n'en finit pas, je doublerai encore 2 personnes, dont la 2ème féminine.
J'arrive enfin à l'arrivée à bout de force et d'eau.


C'est fini ouf !

Une courbe bien ascendante, 2km de plus et c'est l'explosion du coeur...

le parcours: il manque 1km au début...



21.5km
1h55mn19
11.2 km/h
162 bpm moy (91%)
93/335  

dimanche 24 avril 2011

Trail du printemps Cheptainville (Capnature 28km)

Je ne sais pas si tous les compétiteurs sont comme moi, mais je dors toujours très mal la nuit d'avant la course. L'avantage c'est que je n'ai pas besoin de réveil. Aucun problème pour me lever à 6h35 ce matin donc !


Donc j'ai mal dormi et j'ai mal au dos, mais ça c'est normal c'est le ping de la veille, faut dire que 8 matchs ça fait peut être un peu trop.

Je prends mon temps pour me préparer, peut être un peu trop, vu que j'arrive aux inscriptions à Cheptainville à 8h15, il me reste plus qu'un quart d'heure pour retourner à la voiture, y déposer mes affaires et agrafer mon dossard. J'arrive sur la ligne de départ à 8h30 pétante, il s'avère que finalement le départ est retardé de 10mn pour rebaliser le débalisage intempestif qui a été fait par des imbéciles.



dimanche 27 mars 2011

Trail du lièvre et de la tortue Maisse (21km)

Une nuit (encore) très raccourcie chez les parents de ma femme qui suit une nuit de compétition de ping, c'est avec 8 heures de sommeil en 2 nuits, un bide qui réclame un armistice, que je me tâte: "j'y vais ou j'y vais pas ?".

dimanche 6 mars 2011

Semi-marathon de Paris 2011

Je me suis inscrit il y a longtemps maintenant à ce semi-marathon. Il coûte d'ailleurs suffisamment cher pour ne pas déclarer forfait. Ce sera ma première course de 2011, et comme toute course sur route, j'y vais avant tout pour faire un temps.

dimanche 9 août 2009

Trail Ubaye-Salomon (19km- d+1111m) - Le 09 Août 2009



Je savais depuis fort longtemps qu'il y avait un trail organiser à Barcelonnette pendant la période où j'y serai. Bien sûr j'avais très envie de le faire mais n'ayant, à cette époque là, jamais fait de trail et encore moins en montagne, la crainte de m'engager dans l'inconnue sur un truc beaucoup trop dur pour moi m'avait fait repousser ma participation de jour en jour.

Après une première semaine de vacances passée à faire de la randonnée pédestre, l'envie me titille toujours.
Mais le challenge me semble ardu au premier abord: 21km, 1000m de dénivelé. Ceci étant je me dis qu'au pire je le fais en marchant, ça je sais que j'en suis capable. La question qui me travaille le plus est: les gens courent-ils dans les montées ?

Je repousse tellement au maximum mon inscription, que je m'inscris sur place une heure avant le départ. J'ai à nouveau passé une nuit d'enfer, nerveux comme pas possible...pas beaucoup dormi encore une fois.
Mais voilà c'est fait, je suis inscrit. Me voilà trailer maintenant. Reste plus qu'à attendre le départ sur la place du village.

Première constatation: les gens sont équipés: des chaussures de trail (tient ça existe ça ? j'ai des chaussures adidas de route moi, ça fera bien l'affaire), des espèces de sac à dos avec eau intégrée (ça sert à quoi ?), des bâtons (on peut courir avec des bâtons ??). C'est sûr ceux là doivent courir dans les montées, ça n'a pas l'air d'être des rigolos.

Pas le temps de trop réfléchir, le départ est donné, je sais que les 5 premiers kilomètres sont plats donc je commence à trottiner à 6mn/km (10km/h) puis je trouve ça trop lent et j'accélère à 5mn/km (12km/h). Tout va bien, on suit la route, c'est pas top comme tracé, mais en tant que novice c'est pas beaucoup moins beau que les bords de quai du Paris-Versailles. Et puis il fait beau et chaud, j'adore ce temps c'est l'été, c'est plaisant. On traverse la route départementale, je suis alors situé en milieu de peloton je crois.

Après 30mn de course, arrive la montée, je continue à courir mais de moins en moins vite, je double des gens qui marchent, puis je me rends à l'évidence:
1- tout le monde marche, je ne peux pas doubler sur cette monotrace
2- De toute façon je ne peux pas courir, ce n'est pas une montée mais une ascension, la pente est beaucoup trop raide. Je vais plus vite en marchant.

Maintenant que j'ai la réponse à ma question, tout va mieux, je monte à un bon rythme (à 4km/h ?) ces 1000m de dénivelé qui m'attendent. C'est une longue file de coureurs qui grimpent à la queue leu leu, c'est assez marrant à voir, pour le coup pas question de doubler ni de se faire doubler. Déjà 1/4 d'heure de montée et je commence à avoir soif, c'est qu'il fait chaud, un peu moins maintenant que nous montons en altitude. J'attends le premier ravitaillement, mais il tarde. Je perds une lentille ensuite, je suis obligé de m'arrêter pour la remettre, mais c'est sympa un trailer, ça vous demande tout de suite si ça va.
La fin de l'ascension est difficile, j'ai passé le stade de la soif, je continue à suivre la longue file de gens devant moi, je me dis qu'après la montée on va avoir droit au ravitaillement. Je commence à comprendre à quoi sert un sac à dos avec de l'eau dedans (camelbak). Après 1h de montée et donc 1h30 de course, viennent des parties plates ou presque car rien n'est totalement plat en montagne. J'ai le temps d'admirer le paysage, qu'au moins tant d'efforts fournis servent à quelque chose. Il faut relancer, les personnes qui me précédent se remettent à courir doucement. La relance c'est très dur, le corps et les jambes réclament du repos, mais ce n'est pas encore l'heure. Toujours pas de ravitaillement. Je commence à désespérer et la mort dans l'âme, je me dis qu'il n'y en a peut être pas et qu'il faut que je m'attende à finir sans.



Commence la descente, je m'étais dit que la descente ça doit être facile, y a qu'à se laisser porter par la pente. Que nenni, les muscles sont bien raides, chaque pas tape dans les cuisses, les fesses. D'autant plus qu'il faut bien freiner et que je me retiens énormément. Et cette impression d'avoir 2 piquets à la place des jambes, la crampe n'est pas loin. Je me fais doubler beaucoup et surtout par des féminines. Je me rends à l'évidence: je ne sais pas descendre.
Et une deuxième évidence, mes adidas ne sont pas faites pour le trail car je vois mes 2 gros orteils dépasser de chaque chaussure.

Enfin au détour d'un chemin que vois je: un ravitaillement. Je m'arrête complètement, prends le temps de boire un verre de coca, puis un autre, et je repars. La brusque arrivée du sucre dans mon corps me fait du bien, mais pas assez, je ne le sais pas encore mais le mal est fait après 2h de course en plein cagnard sans boire: je suis déshydraté.
La pente se fait plus raide, je descends en trottinant, plus en sautant qu'en courant d'ailleurs. Je croise un coureur qui se fait tirer sur la jambe pour enlever des crampes, il dit que ça va, il repart, puis s'arrête illico, "non ça va pas finalement".
Mes jambes sont de plus en plus dur, mon gps annonce 17km et 2h20 de course, les temps et les distances en montagne s'allongent à l'infini. Puis je commence à entendre les rumeurs de l'arrivée, je débouche sur un stade et je passe la ligne. Je regarde mon chrono, le parcours ne fait que 19km et j'en suis bien content.

Je me précipite à la buvette et bois 1, 2 puis 3 verres d'affiler de ce qui se présente. J'en prends un 4ème en titubant et je vais m'asseoir avec. Je sirote mon verre, puis me relève et vais en prendre un 5ème. Je me rassois et là j'attendrai bien sagement ma femme et mon fils, qui me retrouveront 1/4 d'heure plus tard exactement dans la même position, perclus de crampes.

Avec le recul je crois que cette course est celle qui m'a laissé le plus de souvenirs: de par la beauté du paysage, de par l'effort fournit pendant autant de temps, et puis parce que bien sûr c'est une première.
J'en tire aussi des enseignements: acheter un camelbak et s'hydrater correctement, acheter des chaussures de trail pour les descentes c'est mieux.

Aller, quand est ce qu'on repart ?




09/08/09: Barcelonnette: Trail Ubaye Salomon
19.34km
D+: 1 111m
2h34mn41
7.5km/h
143ème/281




dimanche 4 mai 2008

11ème foulées de La Ville Du Bois

Il fait très beau ce dimanche 04 mai, ce sont les premières chaleurs de l'année. Je me lève et décide d'aller courir pour la 2ème fois en compétition après le Paris Versailles de l'année précédente.

Je m'oriente vers les foulées de La Ville du Bois, en raison de la proximité du lieu de départ.

Lorsque j'arrive sur place, je sais déjà que le parcours de 12km est constitué par 2 boucles de 6km. 12km c'est à peu près ce que je coure chaque dimanche [en 2008], la distance ne me fait donc pas peur.
Je n'ai rien apporté à boire, je sais également que je tiens assez longtemps sans eau [en 2008 j'étais novice en matière d'hydratation] et qu'il y a un ravitaillement à la fin du premier tour.

Le départ est donné bien en retard en raison du petit speech du maire qui n'en finit pas. Je sais que je tiens bien la vitesse de 12km/h, je règle donc ma nouvelle montre Garmin sur celle-ci projetant donc d'en avoir fini dans une heure (cqfd).

Je prends un départ plutôt rapide puisque je suis rapidement à 13.5km/h, je ne suis pas vraiment dans le bon tempo, en plus j'ai mes chaussures qui couinent ce qui ne manque pas de m'agacer, et une lentille qui se fait la belle. Un peu plus loin je reprends un rythme à peu près normal tout en essayant de ne pas mollir, ce serait dommage de perdre toute l'avance que j'ai acquise. Le parcours est principalement en ville, quelques petites bosses pas spécialement méchantes, cassent un peu les jambes.

Il n'y a pas grand monde sur cette course, à peine 100 personnes, et je me retrouve vite esseulé, à faire la course tout seul en plein cagnard. J'arrive à la fin du premier tour en 28mn18s, je vois avec délectation le ravitaillement au loin. Je prends un gobelet et là je comprends toute la difficulté de boire dans un verre en courant. C'est tout simplement impossible. Je jette le verre dégoûté et j'entame mon deuxième tour.

Le deuxième tour se fera sur le même rythme que le premier, toujours tout seul. Je sprint avec un autre coureur sur la fin mais il me double.

Je vais ensuite étancher ma soif à la buvette située dans l'escale (le gymnase de la Ville du Bois) et je m'allonge ensuite à l'ombre pour récupérer un peu avant de repartir.

Cette course ne restera pas dans mes annales. Je me rends compte aujourd'hui  [26/10/11] qu'elle n'est pas du tout représentative de ce que j'attends d'une course: trop de bitume, refaire plusieurs fois une boucle, pas de paysage, pas de découverte. Je ne le sais pas encore mais courir juste pour faire un temps n'est pas ce que je recherche. ça je l'apprendrai plus tard.

Au final j'ai d'abord été très content de mon temps: 57mn17s, c'est mieux que les 1 heure que j'avais envisagé, puis très déçu par mon classement: 46/100. Je m'attendais à l'époque à beaucoup mieux.

dimanche 30 septembre 2007

Paris Versailles 30/09/2007

CR fait le soir même de la course. [ rajout de ce jour de juillet 2011]

[ça fait un petit moment maintenant que je cours en dilettante, et ça fait un petit moment que je me dis que faire un marathon avant mes 40 ans serait un bon objectif. Mais pour réaliser cet objectif, il faut bien en passer par là: faire une première course. En plus ça tombe bien le 30 septembre j'aurais 34 ans, quoi de mieux pour fêter son anniv' ?]

Donc je suis inscrit à Paris Versailles, c'est pas le tout d'être inscrit mais faut le faire aussi. C'est ma première course je pars donc dans l'inconnu, je me fous la pression tout seul: et si je craque au bout de 2km ? et si je me tords la cheville ? et si y a un tremblement de terre ? Bref toutes les questions existentielles qui sont tout sauf rationnelles et qui m'empêchent de dormir une bonne partie de la nuit. Mais je suis debout quand même, après avoir pioncé 3h cette nuit et 5 la nuit d'avant, et une question qui tourne en rond: "pourquoi je me suis inscrit ?".

Je téléphone donc à Tom pour lui dire que j'ai sérieux problèmes de bide et que je vais y aller tout seul (ou pas).

[Je me rappelle n'avoir pas pu ingurgiter grand chose avant de partir, c'est Céline qui m'a filé un peu de Brownie avant de m'aligner sur la ligne de départ]

Et j'hésite, et puis comme je suis inscrit je vais y aller on verra après.

Céline m'emmène au Champs de mars et y a du monde c'est sur. 24 400 personnes qui courent déjà dans tous les sens pour s'échauffer. Ils ont l'air baleze, les gens. Mais qu'est ce qui m'a pris ?

[A ce stade je me rends compte aussi, que mon CR minimise énormément l'angoisse que je ressentais sur le moment]

Allez, je fais la queue sur la ligne de départ quand même, il est 10h, je passe sur la ligne de départ à 10h20 et je constate que je fais déjà parti des derniers. Il est où le départ par vagues ? [Cet attente est le moment d'observer les indications de ma nouvelle montre cardio bas de gamme achetée chez Décathlon pour l'occasion et je m'aperçois dans cette cohue qu'elle indique 220 bpm. Gros coup de flippe. Comment est ce possible ? Je suis pas bien ? je vais faire un malaise ? Puis je me raisonne, à 220 bpm on n'est pas loin d'être mort, or je ne le suis pas. C'est donc la montre qui déconne. Et en effet comme la montre n'est pas équipée d'un codeur, je capte en fait tous les pulsations des cardios alentour]

[Il y a une bonne ambiance sur cette course, je ne sais pas si c'est sur toutes les courses la même chose. Les gens sont souvent par petits groupes, ils discutent, rigolent, crient et même chantent sous les tunnels parisiens.] Il y a même des types qui font tout en marchant, tout ça ne fluidifie pas la circulation. Je double des gens par la droite, par la gauche, je me prends des coups de coudes, je marche sur certains, j'emboutis d'autres. Je double encore et encore, mais y a toujours autant de monde. Je suis plutôt dans un bon rythme 1km 5mn, 3km 15mn, 6km 30mn, régulier en fait. Tiens ça commence à monter et là c'est bizarre, tout s'arrête, je peux plus doubler, je marche même par endroit non pas parce que j'en peux plus, mais parce que certains sont à l'arrêt complet. On appelle ça un bouchon peut être.

[La côte des gardes a un bon dénivelé pendant quelques kilomètres, c'est à ce moment là que je me rendrai compte que je monte plutôt bien par rapport à certains]

Je m'aperçois que j'ai perdu beaucoup de temps, alors j'essaie de le rattraper, mais c'est peine perdue, je sprint pendant 10 mètres pour piler sur 2, et ce jusqu'à la fin.

Mes objectifs sont quand même atteins: Faire le Paris Versailles jusqu'au bout en courant sans m'arrêter, sans souffrir pendant ou après, arriver avant le match de Rugby.

Le temps 1h24mn32s selon les organisateurs, 1h23mn22s selon moi [je m'apercevrais par la suite que je suis mal outillé et que ma pauvre montre décathlon a un chrono faux]. J'aurais sûrement fait mieux si j'étais parti dans les premiers (et si je connaissais un peu la route aussi) mais comme l'organisation était quand même assez pourrie (avis perso là, hein) c'est le max que je pouvais faire.

_____________



Communiqué sur les dysfonctionnements constatés le jour de la course


Sans vouloir abandonner notre système de départ par vagues, avec un étalement des départs sur au moins 45 minutes, nous avions souhaité légérement modifier le départ, de façon à avoir des passages plus "linéaires" (avec 400 coureurs passant la ligne de départ sur une minute complète, plutôt que 400 coureurs de 0 à 30s, puis personne les 30 secondes suivantes, comme constaté les années passées).
Malheureusement, cela a provoqué des départs beaucoup plus regroupés dans le temps, ce que vous avez dû constater au pied de la Tour Eiffel, et les arrivées, auparavant étalées sur plus de 2 heures, ont généré un pic d'affluence très important pendant plusieurs dizaines de minutes. L'engorgement, constaté au dernier ravitaillement, s'est propagé jusqu'au passage de la ligne d'arrivée.
Nous prenons l'engagement formel de corriger ces défauts majeurs l'année prochaine, pour que les coureurs de Paris-Versailles retrouvent une course fluide du début à la fin, en mettant en place une organisation adaptée à la spécificité de cette course.


Nous restons à l'écoute de vos suggestions, remarques, et tout aide éventuelle que vous pourrez nous apporter d'ici la prochaine édition de la course.


L'Association Paris-Versailles