dimanche 27 mars 2011

Trail du lièvre et de la tortue Maisse (21km)

Une nuit (encore) très raccourcie chez les parents de ma femme qui suit une nuit de compétition de ping, c'est avec 8 heures de sommeil en 2 nuits, un bide qui réclame un armistice, que je me tâte: "j'y vais ou j'y vais pas ?".

dimanche 6 mars 2011

Semi-marathon de Paris 2011

Je me suis inscrit il y a longtemps maintenant à ce semi-marathon. Il coûte d'ailleurs suffisamment cher pour ne pas déclarer forfait. Ce sera ma première course de 2011, et comme toute course sur route, j'y vais avant tout pour faire un temps.

dimanche 9 août 2009

Trail Ubaye-Salomon (19km- d+1111m) - Le 09 Août 2009



Je savais depuis fort longtemps qu'il y avait un trail organiser à Barcelonnette pendant la période où j'y serai. Bien sûr j'avais très envie de le faire mais n'ayant, à cette époque là, jamais fait de trail et encore moins en montagne, la crainte de m'engager dans l'inconnue sur un truc beaucoup trop dur pour moi m'avait fait repousser ma participation de jour en jour.

Après une première semaine de vacances passée à faire de la randonnée pédestre, l'envie me titille toujours.
Mais le challenge me semble ardu au premier abord: 21km, 1000m de dénivelé. Ceci étant je me dis qu'au pire je le fais en marchant, ça je sais que j'en suis capable. La question qui me travaille le plus est: les gens courent-ils dans les montées ?

Je repousse tellement au maximum mon inscription, que je m'inscris sur place une heure avant le départ. J'ai à nouveau passé une nuit d'enfer, nerveux comme pas possible...pas beaucoup dormi encore une fois.
Mais voilà c'est fait, je suis inscrit. Me voilà trailer maintenant. Reste plus qu'à attendre le départ sur la place du village.

Première constatation: les gens sont équipés: des chaussures de trail (tient ça existe ça ? j'ai des chaussures adidas de route moi, ça fera bien l'affaire), des espèces de sac à dos avec eau intégrée (ça sert à quoi ?), des bâtons (on peut courir avec des bâtons ??). C'est sûr ceux là doivent courir dans les montées, ça n'a pas l'air d'être des rigolos.

Pas le temps de trop réfléchir, le départ est donné, je sais que les 5 premiers kilomètres sont plats donc je commence à trottiner à 6mn/km (10km/h) puis je trouve ça trop lent et j'accélère à 5mn/km (12km/h). Tout va bien, on suit la route, c'est pas top comme tracé, mais en tant que novice c'est pas beaucoup moins beau que les bords de quai du Paris-Versailles. Et puis il fait beau et chaud, j'adore ce temps c'est l'été, c'est plaisant. On traverse la route départementale, je suis alors situé en milieu de peloton je crois.

Après 30mn de course, arrive la montée, je continue à courir mais de moins en moins vite, je double des gens qui marchent, puis je me rends à l'évidence:
1- tout le monde marche, je ne peux pas doubler sur cette monotrace
2- De toute façon je ne peux pas courir, ce n'est pas une montée mais une ascension, la pente est beaucoup trop raide. Je vais plus vite en marchant.

Maintenant que j'ai la réponse à ma question, tout va mieux, je monte à un bon rythme (à 4km/h ?) ces 1000m de dénivelé qui m'attendent. C'est une longue file de coureurs qui grimpent à la queue leu leu, c'est assez marrant à voir, pour le coup pas question de doubler ni de se faire doubler. Déjà 1/4 d'heure de montée et je commence à avoir soif, c'est qu'il fait chaud, un peu moins maintenant que nous montons en altitude. J'attends le premier ravitaillement, mais il tarde. Je perds une lentille ensuite, je suis obligé de m'arrêter pour la remettre, mais c'est sympa un trailer, ça vous demande tout de suite si ça va.
La fin de l'ascension est difficile, j'ai passé le stade de la soif, je continue à suivre la longue file de gens devant moi, je me dis qu'après la montée on va avoir droit au ravitaillement. Je commence à comprendre à quoi sert un sac à dos avec de l'eau dedans (camelbak). Après 1h de montée et donc 1h30 de course, viennent des parties plates ou presque car rien n'est totalement plat en montagne. J'ai le temps d'admirer le paysage, qu'au moins tant d'efforts fournis servent à quelque chose. Il faut relancer, les personnes qui me précédent se remettent à courir doucement. La relance c'est très dur, le corps et les jambes réclament du repos, mais ce n'est pas encore l'heure. Toujours pas de ravitaillement. Je commence à désespérer et la mort dans l'âme, je me dis qu'il n'y en a peut être pas et qu'il faut que je m'attende à finir sans.



Commence la descente, je m'étais dit que la descente ça doit être facile, y a qu'à se laisser porter par la pente. Que nenni, les muscles sont bien raides, chaque pas tape dans les cuisses, les fesses. D'autant plus qu'il faut bien freiner et que je me retiens énormément. Et cette impression d'avoir 2 piquets à la place des jambes, la crampe n'est pas loin. Je me fais doubler beaucoup et surtout par des féminines. Je me rends à l'évidence: je ne sais pas descendre.
Et une deuxième évidence, mes adidas ne sont pas faites pour le trail car je vois mes 2 gros orteils dépasser de chaque chaussure.

Enfin au détour d'un chemin que vois je: un ravitaillement. Je m'arrête complètement, prends le temps de boire un verre de coca, puis un autre, et je repars. La brusque arrivée du sucre dans mon corps me fait du bien, mais pas assez, je ne le sais pas encore mais le mal est fait après 2h de course en plein cagnard sans boire: je suis déshydraté.
La pente se fait plus raide, je descends en trottinant, plus en sautant qu'en courant d'ailleurs. Je croise un coureur qui se fait tirer sur la jambe pour enlever des crampes, il dit que ça va, il repart, puis s'arrête illico, "non ça va pas finalement".
Mes jambes sont de plus en plus dur, mon gps annonce 17km et 2h20 de course, les temps et les distances en montagne s'allongent à l'infini. Puis je commence à entendre les rumeurs de l'arrivée, je débouche sur un stade et je passe la ligne. Je regarde mon chrono, le parcours ne fait que 19km et j'en suis bien content.

Je me précipite à la buvette et bois 1, 2 puis 3 verres d'affiler de ce qui se présente. J'en prends un 4ème en titubant et je vais m'asseoir avec. Je sirote mon verre, puis me relève et vais en prendre un 5ème. Je me rassois et là j'attendrai bien sagement ma femme et mon fils, qui me retrouveront 1/4 d'heure plus tard exactement dans la même position, perclus de crampes.

Avec le recul je crois que cette course est celle qui m'a laissé le plus de souvenirs: de par la beauté du paysage, de par l'effort fournit pendant autant de temps, et puis parce que bien sûr c'est une première.
J'en tire aussi des enseignements: acheter un camelbak et s'hydrater correctement, acheter des chaussures de trail pour les descentes c'est mieux.

Aller, quand est ce qu'on repart ?




09/08/09: Barcelonnette: Trail Ubaye Salomon
19.34km
D+: 1 111m
2h34mn41
7.5km/h
143ème/281




dimanche 4 mai 2008

11ème foulées de La Ville Du Bois

Il fait très beau ce dimanche 04 mai, ce sont les premières chaleurs de l'année. Je me lève et décide d'aller courir pour la 2ème fois en compétition après le Paris Versailles de l'année précédente.

Je m'oriente vers les foulées de La Ville du Bois, en raison de la proximité du lieu de départ.

Lorsque j'arrive sur place, je sais déjà que le parcours de 12km est constitué par 2 boucles de 6km. 12km c'est à peu près ce que je coure chaque dimanche [en 2008], la distance ne me fait donc pas peur.
Je n'ai rien apporté à boire, je sais également que je tiens assez longtemps sans eau [en 2008 j'étais novice en matière d'hydratation] et qu'il y a un ravitaillement à la fin du premier tour.

Le départ est donné bien en retard en raison du petit speech du maire qui n'en finit pas. Je sais que je tiens bien la vitesse de 12km/h, je règle donc ma nouvelle montre Garmin sur celle-ci projetant donc d'en avoir fini dans une heure (cqfd).

Je prends un départ plutôt rapide puisque je suis rapidement à 13.5km/h, je ne suis pas vraiment dans le bon tempo, en plus j'ai mes chaussures qui couinent ce qui ne manque pas de m'agacer, et une lentille qui se fait la belle. Un peu plus loin je reprends un rythme à peu près normal tout en essayant de ne pas mollir, ce serait dommage de perdre toute l'avance que j'ai acquise. Le parcours est principalement en ville, quelques petites bosses pas spécialement méchantes, cassent un peu les jambes.

Il n'y a pas grand monde sur cette course, à peine 100 personnes, et je me retrouve vite esseulé, à faire la course tout seul en plein cagnard. J'arrive à la fin du premier tour en 28mn18s, je vois avec délectation le ravitaillement au loin. Je prends un gobelet et là je comprends toute la difficulté de boire dans un verre en courant. C'est tout simplement impossible. Je jette le verre dégoûté et j'entame mon deuxième tour.

Le deuxième tour se fera sur le même rythme que le premier, toujours tout seul. Je sprint avec un autre coureur sur la fin mais il me double.

Je vais ensuite étancher ma soif à la buvette située dans l'escale (le gymnase de la Ville du Bois) et je m'allonge ensuite à l'ombre pour récupérer un peu avant de repartir.

Cette course ne restera pas dans mes annales. Je me rends compte aujourd'hui  [26/10/11] qu'elle n'est pas du tout représentative de ce que j'attends d'une course: trop de bitume, refaire plusieurs fois une boucle, pas de paysage, pas de découverte. Je ne le sais pas encore mais courir juste pour faire un temps n'est pas ce que je recherche. ça je l'apprendrai plus tard.

Au final j'ai d'abord été très content de mon temps: 57mn17s, c'est mieux que les 1 heure que j'avais envisagé, puis très déçu par mon classement: 46/100. Je m'attendais à l'époque à beaucoup mieux.

dimanche 30 septembre 2007

Paris Versailles 30/09/2007

CR fait le soir même de la course. [ rajout de ce jour de juillet 2011]

[ça fait un petit moment maintenant que je cours en dilettante, et ça fait un petit moment que je me dis que faire un marathon avant mes 40 ans serait un bon objectif. Mais pour réaliser cet objectif, il faut bien en passer par là: faire une première course. En plus ça tombe bien le 30 septembre j'aurais 34 ans, quoi de mieux pour fêter son anniv' ?]

Donc je suis inscrit à Paris Versailles, c'est pas le tout d'être inscrit mais faut le faire aussi. C'est ma première course je pars donc dans l'inconnu, je me fous la pression tout seul: et si je craque au bout de 2km ? et si je me tords la cheville ? et si y a un tremblement de terre ? Bref toutes les questions existentielles qui sont tout sauf rationnelles et qui m'empêchent de dormir une bonne partie de la nuit. Mais je suis debout quand même, après avoir pioncé 3h cette nuit et 5 la nuit d'avant, et une question qui tourne en rond: "pourquoi je me suis inscrit ?".

Je téléphone donc à Tom pour lui dire que j'ai sérieux problèmes de bide et que je vais y aller tout seul (ou pas).

[Je me rappelle n'avoir pas pu ingurgiter grand chose avant de partir, c'est Céline qui m'a filé un peu de Brownie avant de m'aligner sur la ligne de départ]

Et j'hésite, et puis comme je suis inscrit je vais y aller on verra après.

Céline m'emmène au Champs de mars et y a du monde c'est sur. 24 400 personnes qui courent déjà dans tous les sens pour s'échauffer. Ils ont l'air baleze, les gens. Mais qu'est ce qui m'a pris ?

[A ce stade je me rends compte aussi, que mon CR minimise énormément l'angoisse que je ressentais sur le moment]

Allez, je fais la queue sur la ligne de départ quand même, il est 10h, je passe sur la ligne de départ à 10h20 et je constate que je fais déjà parti des derniers. Il est où le départ par vagues ? [Cet attente est le moment d'observer les indications de ma nouvelle montre cardio bas de gamme achetée chez Décathlon pour l'occasion et je m'aperçois dans cette cohue qu'elle indique 220 bpm. Gros coup de flippe. Comment est ce possible ? Je suis pas bien ? je vais faire un malaise ? Puis je me raisonne, à 220 bpm on n'est pas loin d'être mort, or je ne le suis pas. C'est donc la montre qui déconne. Et en effet comme la montre n'est pas équipée d'un codeur, je capte en fait tous les pulsations des cardios alentour]

[Il y a une bonne ambiance sur cette course, je ne sais pas si c'est sur toutes les courses la même chose. Les gens sont souvent par petits groupes, ils discutent, rigolent, crient et même chantent sous les tunnels parisiens.] Il y a même des types qui font tout en marchant, tout ça ne fluidifie pas la circulation. Je double des gens par la droite, par la gauche, je me prends des coups de coudes, je marche sur certains, j'emboutis d'autres. Je double encore et encore, mais y a toujours autant de monde. Je suis plutôt dans un bon rythme 1km 5mn, 3km 15mn, 6km 30mn, régulier en fait. Tiens ça commence à monter et là c'est bizarre, tout s'arrête, je peux plus doubler, je marche même par endroit non pas parce que j'en peux plus, mais parce que certains sont à l'arrêt complet. On appelle ça un bouchon peut être.

[La côte des gardes a un bon dénivelé pendant quelques kilomètres, c'est à ce moment là que je me rendrai compte que je monte plutôt bien par rapport à certains]

Je m'aperçois que j'ai perdu beaucoup de temps, alors j'essaie de le rattraper, mais c'est peine perdue, je sprint pendant 10 mètres pour piler sur 2, et ce jusqu'à la fin.

Mes objectifs sont quand même atteins: Faire le Paris Versailles jusqu'au bout en courant sans m'arrêter, sans souffrir pendant ou après, arriver avant le match de Rugby.

Le temps 1h24mn32s selon les organisateurs, 1h23mn22s selon moi [je m'apercevrais par la suite que je suis mal outillé et que ma pauvre montre décathlon a un chrono faux]. J'aurais sûrement fait mieux si j'étais parti dans les premiers (et si je connaissais un peu la route aussi) mais comme l'organisation était quand même assez pourrie (avis perso là, hein) c'est le max que je pouvais faire.

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Communiqué sur les dysfonctionnements constatés le jour de la course


Sans vouloir abandonner notre système de départ par vagues, avec un étalement des départs sur au moins 45 minutes, nous avions souhaité légérement modifier le départ, de façon à avoir des passages plus "linéaires" (avec 400 coureurs passant la ligne de départ sur une minute complète, plutôt que 400 coureurs de 0 à 30s, puis personne les 30 secondes suivantes, comme constaté les années passées).
Malheureusement, cela a provoqué des départs beaucoup plus regroupés dans le temps, ce que vous avez dû constater au pied de la Tour Eiffel, et les arrivées, auparavant étalées sur plus de 2 heures, ont généré un pic d'affluence très important pendant plusieurs dizaines de minutes. L'engorgement, constaté au dernier ravitaillement, s'est propagé jusqu'au passage de la ligne d'arrivée.
Nous prenons l'engagement formel de corriger ces défauts majeurs l'année prochaine, pour que les coureurs de Paris-Versailles retrouvent une course fluide du début à la fin, en mettant en place une organisation adaptée à la spécificité de cette course.


Nous restons à l'écoute de vos suggestions, remarques, et tout aide éventuelle que vous pourrez nous apporter d'ici la prochaine édition de la course.


L'Association Paris-Versailles